L'Arctique, le nouveau paradis des investisseurs L'arctique, nouvelle destination touristique

un navire de croisière au large du spitzberg, à 500 km à l'est du groënland.
Un navire de croisière au large du Spitzberg, à 500 km à l'est du Groënland. © Hurtigruten

Les touristes à l'âme écolo se pressent dans le Grand Nord pour voir de leurs yeux la banquise en train de fondre. Le glacier d'Ilullisat, sur la côte Ouest du Groënland, est ainsi devenu le symbole mondial du réchauffement climatique. L'ex-candidat américain Al Gore, la chancelière allemande Angela Merkel, ou notre ministre de l'Ecologie et du développement durable Jean-Louis Borloo se sont déjà pressés sur le site pour voir les pans de glacier s'effondrer dans la mer.

Les croisières polaires ont également le vent en poupe. Les spécialistes du créneau proposent des rencontres "exceptionnelles" avec les ours polaires, les oiseaux sauvages, les baleines et les villages isolés. Entre 2004, seuls 50 bateaux ont effectué un voyage dans la région. En 2007, ils étaient 250, la plus forte augmentation concernant le Nunavut et le Groënland. Quelque 80 000 touristes se rendent ainsi sur l'archipel norvégien du Svalbard chaque année, dont la moitié en paquebot de croisière.

Selon un rapport des Nations Unies publié en 2007, 1,5 million de touristes visitent l'Arctique chaque année contre 1 million au début des années 1990. Les autorités restent mitigées sur ce succès et s'inquiètent aussi des conséquences écologiques. Le débarquement des nombreux passagers menace ainsi l'équilibre de la faune et de la flore, sans compter les risques de marée noire en cas d'accident.
Ces voyages restent néanmoins réservés à des catégories aisées. Une croisière avec excursion jusqu'au au pôle Nord en hélicoptère coûte ainsi près de 30 000 dollars par personne.

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