Une chute de la Chine peut-elle entraîner l'Europe ? Des pays dépendants de la croissance chinoise

 

Un grippage de l'économie chinoise nuirait directement à bon nombre de pays. Pour accompagner son exceptionnelle croissance, la Chine a dû investir en masse, tant en machines outils, ce qui a d'abord profité aux PME allemandes, qu'en matière premières : acier, cuivre, ciment et bien sûr pétrole.

Ainsi, pour le patron de la fédération allemande des industriels du textile, grands fournisseurs de machines-outils pour la Chine, le secteur connaît "la plus forte chute d'activité depuis la seconde guerre mondiale.

Côté matières premières, la baisse de la demande de pétrole, qui n'est toutefois pas totalement imputable à la Chine, a déjà des conséquences sur les cours du brut, retombés aux alentours des 50 dollars le baril contre 140 dollars il y a peu. D'où les réunions de crise des pays producteurs et des mesures prévues pour relancer les cours.

Les autres pays qui risquent de souffrir d'une chute généralisée des cours des matières premières sont en particulier l'Inde et les pays asiatiques pour l'acier et le Chili, les Etats-Unis et l'Indonésie pour le cuivre. D'autres industries typiquement occidentales, comme l'aéronautique et le nucléaire, pourraient également être inquiétées. Les pays asiatiques proches de la Chine profitaient bien sûr eux aussi du dynamisme local.

Enfin, une chute brutale de la croissance chinoise pourrait considérablement nuire aux établissements occidentaux qui ont massivement investi en Chine, et en particulier les banques européennes. Albert Edward, coresponsable de la stratégie globale de la Société générale et l'un des prévisionnistes les plus respectés de la City (il n'en reste plus beaucoup), met en garde : "les actifs liés à la région vont devenir toxiques"

 

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