L'économie mondiale, un an après Lehman La consommation résiste grâce à des béquilles

la consommation est notamment soutenue par les mesures de relance.
La consommation est notamment soutenue par les mesures de relance. © JDN

Aux Etats-Unis comme en France, la consommation des ménages tient le choc, et ce malgré la détérioration des finances personnelles. Une conséquence des plans de relance, qui avec des mesures du type prime à la casse (déployée dans de nombreux pays) ont fortement soutenu les dépenses.

Ainsi, depuis la signature du plan de relance américain de près de 800 milliards de dollars en février, la consommation des ménages outre-Atlantique a connu deux mois de baisse, en mars et avril, et quatre mois de hausse, alors que les mauvaises performances s'étaient enchaînées presque sans discontinuer depuis juillet 2008. Sur 2009, l'évolution moyenne mensuelle est positive à plus 0,2% (0,3% en France).

Autre bémol, cette consommation américaine est toujours soutenue par un endettement des ménages élevé (même si le taux d'endettement et les crédits à la consommation diminuent). L'encours des crédits s'établissait en juin 2009 à 2 503 milliards de dollars, certes moins que le plus haut de juillet 2008 à 2 581 milliards, mais toujours supérieur de plus de 1 000 milliards au niveau constaté dix ans auparavant.

Pour les Etats, se pose désormais la question de la poursuite de ce soutien à la consommation, comme l'ont illustré les hésitations du gouvernement Fillon sur la poursuite ou non du dispositif de prime à la casse. Celui-ci sera finalement prolongé en 2010 et même 2011, avec une diminution progressive du coup de pouce. Une bonne nouvelle pour les automobilistes et les constructeurs, mais pas pour les finances publiques. En Espagne, en revanche, c'est un tour de vis fiscal qui est annoncé pour l'année 2010.

Etats-Unis / Crise financière