Présidence de l'UE : ce qui attend la France

En savoir plus

 

commerce
 
La France s'oppose à l'accord de libéralisation des échanges défendu par l'OMC. © Getty Images
 

"Sur ces bases-là, pour nous, c'est non." Nicolas Sarkozy affiche sa fermeté dans les négociations de libéralisation des échanges de l'OMC. Et menace d'opposer un véto à un éventuel accord, déjà longuement retardé, les discussions ayant débuté en 2001 avec le cycle de Doha. En cause, la libéralisation agricole, qui pourrait fragiliser la production hexagonale.

Pour couronner le tout, les relations entre le Président français et le négociateur européen, Peter Mandelson, se sont franchement détériorées. Après l'avoir accusé d'avoir une responsabilité dans le non irlandais, Nicolas Sarkozy a renouvelé ses attaques la veille de sa prise de fonction à la tête de l'UE. "M. Lamy et M. Mandelson voudraient nous faire accepter un accord au terme duquel l'Europe s'engagerait à diminuer de 20% sa production agricole, à diminuer de 10% ses exportations agricoles, explique-t-il. "C'est 100 000 emplois supprimés, je ne le laisserai pas faire." Peter Mandelson a pour sa part estimé ces critiques "fausses et injustifiées."

Le dossier devrait connaître une sérieuse accélération dans les prochaines semaines. Pascal Lamy, qui dirige l'OMC, convoque le 21 juillet à Genève les ministres des grandes puissances commerciales pour ce qui s'apparente à une réunion de la dernière chance. Pour faire entendre leur position, les Français ont décidé d'une réunion des ministres des Affaires étrangères et de l'Agriculture européens qui doit se tenir à la mi-juillet.

 

 

JDN Economie Envoyer Imprimer Haut de page
Votre avis sur cette publicité
Voir un exemple

Voir un exemple

Voir un exemple

Toutes nos newsletters

RECHERCHE