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La taxe "Chirac" sur les billets d'avion, qui sert au financement de la lutte contre le Sida, est loin d'avoir atteint ses ambitions mondiales : seuls quelques pays ont suivi l'initiative française. Photo © Getty Images
 

Grande idée de Jacques Chirac, cette taxe est destinée à aider les pays en développement, notamment dans la lutte contre le sida.

Tous les passagers au départ de la France doivent ainsi payer une taxe de 1 à 40 euros selon la destination et la classe de voyage.

L'idée est généreuse. Mais la taxe, entrée en vigueur en mai 2006, n'est pourtant pas aussi rentable que prévu. D'abord, seuls quelques pays ont suivi l'initiative française. De plus, selon le rapport du député Charles de Courson révélé en janvier dernier, la "taxe Chirac" ne rapportera que 160 millions d'euros en 2007, alors que les prévisions initiales étaient de 205 millions d'euros. La DGAC (Direction Générale de l'Aviation Civile) explique ce différentiel par une mauvaise estimation de départ. "L'importance des classes affaires a été surévaluée et celle des vols monoclasse, organisés par des compagnies charters ou low-cost, sous-évaluée", a indiqué une porte-parole de l'administration.


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