Les entreprises centenaires en 2008

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Positionnées sur le haut de gamme, les chaussures Paraboot sont toujours cousues à la main. © Paraboot
 

Né d'une famille de paysans pauvres, Rémi Richard devient ouvrier dans un atelier de chaussures à Izeaux. Ce petit village de l'Isère est à l'époque spécialisé dans les chaussures en cuir. Très vite, Rémi Richard se rend compte que les revendeurs gagnent beaucoup d'argent. Il décide donc de monter à Paris pour tenter sa chance avec ses propres modèles. Banco : en 1908, il monte son entreprise en faisant fabriquer ses chaussures en cuir par l'atelier de son ancien patron ! Les chaussures portent alors la marque Extra.

En 1926, Rémi Richard part en voyage aux Etats-Unis et découvre le caoutchouc. C'est pour lui une révélation : jusqu'ici, les semelles des chaussures étaient en bois, très lourdes et dures. A son retour en 1927, il dépose le nom Paraboot (comme Para, le port brésilien d'où il importe le caoutchouc, et boot, qui signifie chaussure en anglais).

Après la guerre, le fils du fondateur prend deux paris risqués : continuer à fabriquer des chaussures cousues, alors que se développe la technique du collage, et distribuer ses chaussures surtout dans les campagnes, alors que ses concurrents ouvrent des magasins en ville. Des marchés de niche, mais qui ont permis à Paraboot de garder la fabrication 100% française. L'entreprise, toujours installée en Isère, emploie aujourd'hui 150 personnes, compte 50 magasins et vend 150 000 paires de chaussures par an dont un quart à l'étranger.

1908 : Rémi Richard monte entreprise de chaussures en cuir

1922 : il achète sa première usine

1926 : il part aux Etats-Unis et découvre le caoutchouc

1983 : l'entreprise dépose le bilan et doit faire appel à un fonds d'investissement

2005 : la famille contrôle à nouveau l'intégralité du capital

 

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