Sept Français qui ont monté leur boîte à Singapour Pascal Xatard fait grandir son réseau social commercial

pascal xatard, giift
Pascal Xatard, Giift © DR

Pascal Xatard voit grand : il entend faire de Giift, la société qu'il a fondée en 2011, le "Facebook des programmes de fidélité". Il faut dire que l'entrepreneur n'en est pas à son coup d'essai : il a déjà créé puis revendu trois entreprises, sans compter celles qu'il a rachetées et développées lorsqu'il travaillait dans le private equity aux Etats-Unis.

Arrivé à Singapour en 2010, Pascal Xatard a lancé Giift un an plus tard, un réseau qui permet de rassembler tous ses programmes de fidélisation. "Le membres peuvent par exemple échanger leurs miles, dépenser leurs points ou utiliser leurs cartes cadeaux", détaille le Français de 46 ans. Plus de 1 200 entreprises (compagnies aériennes, chaînes hôtelières, sites de e-commerce...) ont déjà rejoint Giift.

"De nombreux business angels viennent s'installer à Singapour"

"A l'instar de la Silicon Valley, il existe à Singapour un esprit créatif incomparable... et les salaires des ingénieurs informatiques ne sont pas exorbitants comme en Californie", ajoute-t-il. Singapour est surtout "un hub pour se développer en Asie". Car si le réseau se développe sur tous les continents, le marché chinois offre un potentiel inouï. "Le marché des cartes cadeaux prépayées représente dans le pays 200 milliards de dollars US", avance Pascal Xatard.

Obtenir de l'argent frais pour développer son entreprise à Singapour est de plus en plus facile, car "de nombreux business angels viennent s'installer à Singapour", remarque-t-il. Lui n'en n'a pas eu besoin : pour atteindre les 5,5 millions de dollars nécessaires à son démarrage, il a fait appel à des investisseurs privés qu'il connaissait. Son objectif : atteindre les 10 millions de membres et un chiffre d'affaires de 100 millions de dollars.

Eco réelle s'investir