"Le développement de la deuxième chance, ce sera l'une des priorités de mon
quinquennat", a assuré Nicolas Sarkozy. Pour cela, il entend généraliser les écoles
de la deuxième chance "sur tout le territoire". Les élèves qui quittent l'école
à 16 ans seront identifiés et répertoriés afin de les inscrire dans ces écoles.
Pour leur financement, elles pourraient bénéficier de la taxe d'apprentissage.
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Franck Sodoyer,
Tout à Dom Services |
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"Je suis surpris d'entendre que l'on va généraliser ces écoles quand je
vois que l'Etat a arrêté de subventionner celle de Seine-Saint-Denis et
que le conseil général a dû compenser. Cela manque donc un peu de sens. Je suis
au passage étonné que le Président n'ait pas abordé une seule fois le rôle et
la responsabilité des parents."
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Emilie Vallée, Vallée
Dôme Finitions |
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"Ces écoles sont très bénéfiques pour ceux qui y sont inscrits. Nous en avons
une à Clermont-Ferrand et je crois que ça marche vraiment. Mais une inscription
forcée, je pense que ça ne sert à rien. Les jeunes ne peuvent réussir que
s'ils sont motivés pour reprendre des études".
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Salem Bessad, Technomobile
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"C'est une bonne chose de favoriser l'accès des enfants qui s'en sortent pour
leur permettre d'avoir accès aux grandes écoles, mais il faut aussi prendre en
compte ceux qui ont trébuché dans leur parcours scolaire ou qui manquaient de
maturité. Ces écoles vont s'occuper des jeunes déscolarisés et abandonnés.
Pour eux, la porte de la délinquance n'est jamais très loin. C'est pourquoi il
faut les remettre dans un parcours d'insertion en leur donnant une deuxième voire
une troisième chance et les remettre dans un parcours d'insertion."
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Mustafa Yildiz, Yildiz Entreprise
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"
Ca, c'est vraiment une annonce intéressante. Je connais beaucoup de jeunes
qui ne vont plus à l'école après la 3e parce qu'aucune ne veut d'eux, et qui se
retrouvent à faire un métier qu'ils n'ont pas choisi. Un gamin qui quitte l'école,
il le regrette rapidement. Et lorsqu'il veut y retourner toutes les portes sont
fermées.
Même s'ils ont fait une connerie, on doit leur donner une seconde
chance. Les quelques écoles de la deuxième chance qui existent aujourd'hui
fonctionnent bien, semble-t-il. C'est une bonne chose de mettre des moyens pour
les développer."
Photos © Talents des Cités