A partir du premier septembre 2008, un représentant de l'Etat sera nommé
dans chacun des quartiers difficiles. "Je veux que ce représentant de l'Etat sur
place soit doté d'une véritable autorité sur les services de l'Etat dans le quartier
pour pouvoir leur imposer la mise en œuvre des objectifs définis au plan national
et pour pouvoir les obliger à travailler ensemble", a expliqué le président de
la République.
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Mustafa Yildiz, Yildiz Entreprise
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"Je m'interroge : comment vont-ils être sélectionnés ? Il ne faut surtout
pas que ces représentants de l'Etat soit des gens de la fonction publique qui
n'en ont rien à faire. Il faudrait que ce soit quelqu'un du quartier, qui soit
respecté et qui connaisse bien les lieux et les habitants. Les gens qui débarquent
et qui découvrent d'un coup le quartier et donnent des leçons, cela ne passe pas."
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Salem Bessad, Technomobile
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"Nous avons besoin d'une interface pour faciliter l'échange entre les institutions
étatiques et les zones sensibles. Les banlieues ont trop souvent été cachées.
Les populations sont favorables à ce que l'on s'intéresse à ces problèmes et que
l'on fasse remonter l'information depuis la base.
Mais il faut que la mission
et le périmètre de ce nouveau représentant de l'Etat soit clairement défini.
Il faut absolument que ce soit quelqu'un du terrain, qui connaisse bien le milieu."
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Franck Sodoyer,
Tout à Dom Services |
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Je suis très sceptique. Le Président emploie le mot "obliger" ce qui dénote
un contexte difficile et en effet comment voulez-vous qu'une seule personne
coordonne un ensemble aussi complexe d'acteurs et de dispositifs ? Il
faudrait engager Superman ! Alors que l'on ne sait même pas qui ils seront, quel
sera leur expérience. Ni d'ailleurs quels seront les moyens mis à leur disposition.
Photos © Talents des Cités