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Longtemps, les recommandations de la Cour des comptes ont été critiquées
parce que restées sans effet. Depuis trois ans, les magistrats de la rue Cambon
publient donc un deuxième tome à leur rapport qui énumère les suites données à
ses travaux. Pour Philippe Séguin, cela est l'occasion de distribuer en 2008 quelques
bons points à l'Etat. Ainsi, le premier président de la Cour des comptes note
avec satisfaction que "la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2008
contient une disposition qui taxe les stocks options". La Cour avait dénoncé en
septembre dernier un manque à gagner de 3 milliards d'euros pour la Sécu.
Autre satisfecit, l'intégration dans le budget de l'Elysée des coûts de fonctionnement
autrefois imputés aux ministères qui mettaient des agents à disposition de la
Présidence. Derniers bons points distribués, en vrac, par l'ex-président du RPR
: la simplification du crédit impôt recherche, la loi sur l'autonomie des universités,
l'accent mis sur le financement de places d'hébergement durables pour les personnes
en difficultés, la réforme de la Banque de France, la suppression du dispositif
de soutien à l'emploi des jeunes en entreprises (83 millions d'euros d'économie)
et la création d'un fond de réserve à l'Unedic.