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Les gabegies de l'Etat dans la gestion de son patrimoine immobilier sont un grand classique du rapport annuel de la Cour des comptes. Cette année, trois exemples à retenir. D'abord, celui des bureaux des ministères sociaux, place Fontenoy à Paris. "Faute d'engagement politique et financier clair, résume Philippe Séguin, l'opération décidée en 1992 ne sera bouclée au mieux qu'en 2011 et les dépenses auront plus que doublé par rapport aux estimations initiales" de 123 millions d'euros. Second exemple, l'immeuble des Bons-Enfants, qui regroupe une partie des effectifs du ministère de la Culture. Sa "restructuration" a entraîné une inoccupation des locaux longue de 15 ans ! Cela à cause notamment d'une "querelle" entre ministères. Enfin, troisième point, les "montages dits innovants" pour le financement de "localisations nouvelles" selon les termes de Philippe Séguin. "Le principe est simple, explique le président de la Cour des comptes, on fait construire et acheter par un autre. Et on lui rembourse au fur et à mesure les annuités" Un mécanisme qui pallie le manque de fonds à court terme mais engendre "des surcoûts très importants pour l'Etat". Exemple : 40 millions d'euros pour le seul ministère de l'Intérieur.

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