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Entre 1999 et 2006, l'ANPE a vu ses effectifs bondir de 55% à la suite de
trois vagues massives de recrutements censées répondre aux besoins croissants
des demandeurs d'emploi et la mise en place du suivi mensuel personnalisé. En
réalité, selon la Cour des Comptes, ces embauches ont été surdimensionnées. Les
14,4 millions d'entretiens supplémentaires estimés plafonnent dans les faits à
12,7 millions. Chaque conseiller devait suivre 120 à 130 demandeurs d'emploi.
En septembre 2006, la moyenne s'établissait à 83. Au total, alors que les effectifs
augmentaient de moitié, le nombre d'entretiens croissaient de 35%. Au-delà
de l'inflation des effectifs, le rapport pointe une gestion des ressources humaines
peu dynamique marquée par l'importance du temps partiel (un tiers des agents)
et un fort absentéisme (20,2 jours par agent en 2005 dont 17,7 pour motif médical).
Même si les magistrats reconnaissent la difficulté du travail en agences, ils
préconisent une plus forte mobilité, une déconcentration des ressources humaines
et la systématisation de l'évaluation du travail des agents au cours des entretiens
individuels.