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La réforme du service de la redevance audiovisuelle n'a pas entraîné les économies
attendues, estime la Cour des comptes. Certes, le système est aujourd'hui plus
simple pour le contribuable. Certes, la suppression du service qui lui était
spécifiquement dédié a permis de réduire de deux tiers les coûts de gestion
de la redevance. Mais cette réorganisation aurait pu être encore plus intéressante
pour les finances publiques. Sur les 1.400 fonctionnaires de ce service,
seuls 400 travaillent encore sur la redevance. Mais les autres ont été affectés
à des tâches nouvelles (500) ou reclassés dans le Trésor Public (500). Le budget
de l'Etat n'a donc pas réalisé de réelles économies de personnels. Enfin,
la Cour des comptes s'interroge aussi sur le financement de l'audiovisuel public.
Largement inférieur aux taxes allemandes et britanniques, le montant de la
redevance (116 euros) n'a pas évolué depuis 2002 alors que les chaînes publiques
ont besoin de financements. Une question centrale alors que la publicité sur la
télévision publique est appelée à disparaître.