5 repreneurs d'entreprise qui ont sauvé leur boite Jacques Rivière (Ocean) a fait jouer son expérience

IBM, Capgemini Consulting, Marsh... Sur le curriculum vitae de Jacques Rivière, les grands noms de société se suivent. Mais, en 2007, ce cadre souhaite devenir dirigeant et reprend Ocean, une PME de services de géolocalisation à destination des entreprises.

jacques rivière reprend ocean en 2007.
Jacques Rivière reprend Ocean en 2007. © OCEAN

"Lorsque j'ai entendu parler d'Ocean par le biais de rencontres dans le milieu des fusions-acquisitions, se souvient le repreneur, je m'y suis tout de suite intéressé car je sentais qu'il y avait quelque chose à faire."

En 2007, le marché des services de géolocalisation en est encore à ses balbutiements et cette PME, bien qu'innovante manquait de structure et d'organisation. Si, au moment de la reprise, la société est à l'équilibre avec un chiffre d'affaires de 5 millions d'euros, le fondateur a fait le choix de la céder : "sans action, la société aurait pu aller dans le mur. Le dirigeant précédent a eu le talent de la démarrer, mais pas de la structurer." Une mission que se donne alors Jacques Rivière. De son expérience des grands groupes, ce nouveau patron en tire de nombreuses leçons qu'il applique à Ocean. Par exemple, il instaure un outil de CRM dans lequel tout le système d'information de la société devient central et plus élaboré. 

"Le dirigeant précédent a eu le talent de la démarrer, mais pas de la structurer"

"Et puis pendant un an, j'ai bâti un business model structuré et fait part de ma stratégie de façon transparente aux employés en leur disant où je souhaitais les mener. Ce qui les a beaucoup rassurés."

5 ans après sa reprise, Ocean a multiplié son chiffre d'affaires par deux, atteignant les 10,5 millions d'euros en 2013. La structure façon grand groupe insufflée par Jacques Rivière a permis de solidifier l'entreprise, sans pour autant nuire à sa souplesse caractéristique d'une PME.

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