Ces réglementations qui deviennent de bonnes affaires Le recyclage des appareils électroménagers, un business en plaine expansion

Chaque Français produit environ 16 kilos de déchets électriques et électroniques (DEEE) par an (vieux réfrigérateurs, téléphones portables, etc). Or 2 kilos seulement font aujourd'hui l'objet d'une collecte sélective.

C'est pourquoi l'Union européenne a rédigé une directive (transposée en droit français par un décret en 2005) qui fixe un objectif de 4 kg par an et par habitant de déchets électroniques collectés et valorisés.

Trois sociétés agrées sont chargées de cette mission. La principale, Ecosystème, compte 36 actionnaires, producteurs et distributeurs. Il fait majoritairement recycler ces déchets par des prestataires comme Veolia ou Suez.

Mais les géants de la propreté ne sont pas les seuls à profiter de la manne. Jérôme Auclair a ainsi flairé la bonne affaire dès 2003 et le vote de la directive européenne. Il a créé son entreprise, Environnement Recycling, avec un ami qui venait d'un centre de traitement en Allemagne, un pays où le recyclage est en avance.

"Nous avons traité 18 000 tonnes de déchets en 2007, se réjouit-il. L'activité a triplé en un an". Parmi ses clients, des collectivités et des entreprises, ces dernières pouvant négocier directement avec des prestataires sans passer par un éco-organisme.

"Les clients apprécient notre réactivité", explique Jérôme Auclair. Le coût de la manutention et du traitement est pris en charge pour moitié par la facturation aux clients et pour moitié par la valorisation des matières premières. Il faut donc se creuser la tête pour trouver de nouveaux débouchés aux matériaux issus des déchets. L'entreprise a ainsi trouvé un moyen de transformer le verre au plomb en brique pour la construction.

Matières premières