Fuxia, la chaîne de restos italiens qui monte en France Une véritable poule aux œufs d'ors

les deux fondateurs, nathalie davis et armand taïeb.
Les deux fondateurs, Nathalie Davis et Armand Taïeb. © SdP

Avec leur positionnement haut de gamme, les restaurants Fuxia sont plutôt rentables. "Le ticket moyen est de l'ordre de 17 euros au déjeuner et de 21 euros le soir", confie Nathalie Davis. Un niveau élevé pour le secteur de la restauration qui s'explique selon elle par la convivialité et l'ambiance de quartier qui peut y régner : "Les clients ont des envies spontanées chez nous et pas forcément réfléchie", estime-t-elle. Les emplacements de ses restaurants, généralement situés dans des quartiers où la fête peut se poursuivre, peuvent y contribuer. Mais pas seulement. Fuxia modifie sa carte tous les deux mois, avec de nouvelles recettes. Et pour les mettre en avant, l'enseigne n'hésite pas à organiser quelques dégustations ou offrir apéritif et charcuteries. Inscrits à la carte, l'enseigne espère bien que les clients auront le réflexe de le commander la prochaine fois.

Concrètement, "la rentabilité des restaurants oscille entre 5 et 8% après impôts", explique la directrice de Fuxia. C'est vrai pour le vaisseau amiral de l'enseigne, place du marché Saint-Honoré à Paris. En 2009-2010, il a réalisé 2,3 millions d'euros de chiffre d'affaires et 165 000 euros de bénéfices. Idem pour le restaurant du quartier des Batignolles. Sur la même période, il a réalisé 1,6 million d'euros et dégagé 121 000 euros de résultats. Les franchisés, eux, ne sont pas encore bénéficiaires, sauf celui de Rennes, ni les tentatives de greffe du concept dans des galeries marchandes, à l'instar du Fuxia de Thiais, encore déficitaire l'année dernière. Mais tous semblent pouvoir dégager de premiers bénéfices en moins de trois ans.

"La rentabilité des restaurants oscille entre 5 et 8% après impôts."

Pour maîtriser leur développement, les fondateurs ont créé une holding, Senda, qui chapeaute l'ensemble de leurs restaurants et des participations de l'entreprise. Il a réalisé en 2009-2010 près de 20 millions d'euros de chiffre d'affaires et devrait franchir les 25 millions cette année. Une croissance conséquente qui ne devrait pas s'arrêter de sitôt tant les projets d'ouvertures se multiplient. Qui plus est, Senda a dans sa manche deux autres enseignes prometteuses. Razowski, des restaurants de cuisine américaine et la Ferme bio, une enseigne de restauration rapide à base de produits frais et bios. On n'a sans doute pas fini d'entendre parler d'eux.

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