Gerard Boeuf
Je viens de lire quelques contributions, mais pourquoi parler des h�pitaux sans arr�t, pour moi c'est vraiment pas un plaisir d'aller � l'h�pital si j'y vais, c'est pour un contr�le, ou une obligation mais uniquement pour ma sant�, c'est pas pour me balader
Marc
L'hôpital n'est pas là pour être rentable, ni gagner de l'argent, mais pour soigner les gens. Il faut arrêter de tout voir dans une logique comptable ; la santé est une chose non négociable. Si le domaine sanitaire et social représente beaucoup d'argent, c'est un honneur pour le pays. Un état faisant des économies sur le dos des malades, comme le Royaume-Uni qui refuse certains soins "non rentables", n'est pas digne d'être traité de "civilisé"
Anne-Marie Condes
Bien d'accord avec Michel. Il n'est pas suffisant de comparer les chiffres ; il faut aussi parler du service rendu... Et des exigences réglementaires qui ne sont pas - et pourquoi donc - les mêmes dans le public et dans le privé, des salaires et des formations des employés de santé, là encore sans comparaison. S'en prendre au service public est à la mode, mais c'est oublier qu'il est le patrimoine des gens qui n'ont pas de patrimoine et qui, si la tendance se confirme, en auront de moins en moins...
Marcus
Arnaud, le fondement de la sécu consiste à assurer des soins pour tous, et non à assurer la survie de l'emploi dans dans les hopitaux publics. Ce genre d'idées est précisément ce qui a conduit les hopitaux publics dans la situation dans laquelle ils sont aujourd'hui
Patricia Serre
Le système est mal géré. Certains malades restent hospitalisés plus de 6 mois dans un service de chirurgie, dont la journée coûte pas loin de 1 500€ soit parce qu'ils se trouvent bien là, soit parceq u'ils sont en attente d'un service de moyen séjour ou autre, par manque d'autonomie. Multipliez ça par le nombre d'hôpitaux et le nombre de malade et vous aurez un chiffre faramineux
Arnaud
Cela reviendrait à accepter simplement la privatisation de notre
système de santé et le fondement même de la Sécurité Sociale. A savoir, la solidarité nationale : tout le monde qui paye pour les malades.
Ainsi nous aurons d'un côté les personnes en mesure de se soigner et les autres.
Commençons par limiter les abus (beaucoup trop nombreux), les frais de fonctionnement (qui correspondent à 70% du budget), réorganiser la répartition sur le territoire des établissements hospitaliers.
Et mettre à contribution l'ensemble des personnels de santé. Plus particulièrement les médecins qui jouent insuffisamment le jeu.
Les malades n'ont pas à payer pour les malades.
C'est remettre totalement en question notre Pacte Républicain. Inacceptable
Michel
N'oubliez pas que les hôpitaux ont l'obligation de former les jeunes médecins et les infirmières. Que les hôpitaux soignent toutes les pathologies. Les cliniques prennent du personnel formé mal payé et qui est bien souvent en sous effectif, de plus elles ne prennent que les pathologies qui"rapportent"et qui sont bien souvent sans problèmes, et s'il y a un ennui, on expédie le patient dans un hôpital.
Il faut dire les choses comme elles sont. Demandez-vous, alors que les hôpitaux ont de gros problèmes financiers, comment il se fait que tant de cliniques ouvrent à droite et à gauche