Gipé
Quoiqu'on dise, l'économie se porte plutôt bien. Ce qui ne va pas, ce sont les hommes qui la font. Si principe il y a l'échange de ressource semble assez inné dans le genre humain : savoir et matière première ont toujours réussi à s'échanger, peu importe les systèmes qui l'encadrent. L'économie n'est pas un ensemble de chiffres indépendant de l'activité humaine, et cette activité se résume au final en peu de mots: manger, boire, dormir, élever, construire, élaborer, participer... A peu près dans cet ordre.
Le reste c'est de l'idéologie, de l'égoïsme, de la mégalomanie... L'économie est sujette des nations, l'arme est trop belle pour que les Etats s'en passent. On nous parle d'économie planétaire, de libres marchés, de main invisible, tout plein de blabla qui n'a pour objectif que d'éloigner la compréhension des masses au phénomène qu'elles alimentent: l'économie. A l'heure où j'écris, c'est du grand n'importe quoi que l'on nous verse du matin jusqu'au soir... Hier on nous annonçait l'inévitable hausse du pétrole (jusqu'à 200 dollars le baril), aujourd'hui on l'annonce à 50 dollars. Hier la cause était la raréfaction, aujourd'hui, la baisse de la demande... A ce que je sache, le rare s'émancipe aisément de la réalité des marchés et poursuit ses cours...
Alors, mondialisation n'est qu'idéologie. Si on décide aujourd'hui de contourner toutes les règles émises depuis que les grands "débiles" gourous de l'économie des années Reagan/Tatcher, (qui ont fait exploser tous les cadres sociaux en plaçant l'intérêt privé au delà des lois), c'est qu'elles ne correspondent à aucune des prérogatives des sociétés humaines, et que ce modèle ne produit qu'une chose: la violence; sous toutes ses formes. Qu'elle soit économique, sociale, culturelle, militaire... , cette violence gangrène tous les secteurs de la vie quotidienne.
Alors il faut mettre à bas les idéologues tels Grennspan, hier chantre de la Réserve fédérale et fervent défenseur de l'affaiblissement de l'Etat dans ses missions fondamentales de sécurité (non pas physique avec ses caméras, ses contrôles... ), mais sociale avec ses hôpitaux, ses écoles, ses voies de communications, ses centres de culture et d'ouverture au monde... La peur n'habite t'elle pas les ignorants ?
Aujourd'hui, je ne comprends pas que nous laissions s'exprimer au titre d'experts, ceux là même qui ont favoriser le modèle économique et social qui nous écœure tant il a produit des inégalités. Il y a ceux qui s'échinent à gagner 1000 euros par mois, et ceux qui raflent des milliards d'euros avant de les exposer aux yeux de ce qui ont été exploités. Les classes moyennes disparaissent rapidement et avec elles toutes les possibilités d'évolution sociale.
Pour ces raisons et tant d'autres, l'économie n'est pas une fatalité, elle est ce que nous voulons en faire. Tout est possible : nationaliser ou privatiser, faire marcher la planche à billet, ré-industrialiser le pays, innover sur les ressources de demain, libéraliser ou collectiviser, après tout peu importe. L'important, c'est pourquoi on fait quelque chose ensemble ? A quoi ça sert de faire des efforts ensemble ? Quelles sont les directions dans lesquelles nous ne voulons pas aller ? Quelle éthique respectons nous ? Quelle liberté souhaitons nous ?
François
"L'économie de notre pays fonctionne dans un système planétaire" dans la mesure où nous le voulons bien !
Il n'y a pas de fatalité ! Ou plutôt si: Il y a les ressources naturelles de notre pays, qui sont ce qu'elles sont... En particulier, nous n'avons pas de pétrole. A nous de trouver ce que nous avons à offrir en échange à ceux qui en ont. De toutes façons, on n'a rien sans rien. Les économistes et les financiers font des contorsions intellectuelles pour démontrer le contraire. Plus tôt le bon sens triomphera, mieux ça vaudra pour nous, les petites gens
Philippe
Quelle admirable contribution, remarquable témoignage contemporain d'une absence totale de réflexion et d'imagination. Il est vrai que l'on peut s'interroger sur la nécessité de penser quand les pires anneries et banalités sont déversées en continu par tous les canaux, leur conférant ainsi l'illusion totalement infondée de la vérité.
Quand je lis que les vainqueurs seront les plus riches, je frémis. Non monsieur, les vainqueurs seront toujours ceux qui sont libres, libres de vivre et de penser. Quand je lis qu'il n'y a que deux richesses, les richesses naturelles et celles issues du travail, je suis triste pour vous monsieur. Une richesse peut être le travail et non son produit, les autres s'appellent culture, intelligence, réflexion, liberté. Tout ce qui fait que vous êtes heureux ou non, tout ce qui fait que vous appréciez ou non le monde dans lequel nous vivons. Si j'osais vous suggérez un axe de réflexion, je vous dirais oubliez le prix de l'essence, oubliez un instant qu'il ne suffit pas d'être le plus fort pour détenir la vérité, prenez donc le temps de penser et celui de vivre.
Jean-Philippe Gillot
Aujourd'hui la France à des ressources importantes, contrairement à ce que vous dites, son agriculture, son patrimoine, son savoir faire, ses multinationales sont des richesses de transit... Mais ce n'est rien.
Nous savons que demain, la grande guerre économique (nous y sommes déjà sous certains aspects), aura pour carburant l'eau. Ce qui fera de la France, un partenaire incontournable sur la scène internationale. Avec notre eau nous serons dans la position d'un pays producteur de pétrole d'aujourd'hui.
Par voie de conséquence, notre agriculture sera plus florissante que jamais, et très certainement, malheureusement, qu'elle sera extensive, car les besoins de notre démographie mondiale seront sans cesse croissants.
Ensuite, l'autre richesse de la France, et celle ci est totalement indépendante de la volonté humaine, c'est sa position géographique. Elle est naturellement un partenaire incontournable... Finistère central de l'Europe, pays côtier, axe incontournable des liaisons Nord-Sud en Europe, axe privilégié dans les relations Est-Ouest, ouvert à l'ouest par l'Atlantique et au sud par la Méditerranée... , diversité de ses paysages et de ses microclimats, sont autant d'atout qui ne devraient susciter que l'optimisme...
Ce que je veux dire, c'est qu'à l'heure où les pays producteurs de pétrole cherchent un après économique du pétrole (développement des structures touristiques gigantesques, fonds spéculatifs dit souverains... ), nous devrions commencer à anticiper ce que sera l'économie de l'eau...
Guy
Plus les prix vont être à la baisse comme tout monde le réclame plus nous auront des difficultés et du chômage c'est ce qu'on appel tiré l'économie vers le bas et nos politiques ne font que ça. Commençons par faire payer le chômage par les fabricants de chômeurs c'est à dire la grande distribution. La grande distribution a fait fermer des millions de petits commerces qui eux-mêmes faisaient vivre l'économie locale avec des emplois. Tout le monde a connu des villages avec des petits magasins qui vivaient bien et faisaient vivre des employés aujourd'hui la grande distribution a tué ces commerces en faisant des villages désertiques et étant seule elle fait la pluie et le beau temps pour les prix en rejetant la responsabilité sur les fabricants et les producteurs qui eux essaient de conserver quelques emplois
plus de stations service comme il en existait bientôt plus de garagiste pour vous dépanner vous serez obligé d'aller chez le concessionnaire qui lui vous facturera le maximum. Oui, la grande distribution, c'est notre cancer
bientôt plus de caissières dans les cathédrales en attentant que les robots remplacent les employés pour la mise en rayon et un appareil sonore répondre à vos questions pour vos achats. Chacun devrait réfléchir a cette gangrène. Le slogan d'une grande marque "je défends votre pouvoir d'achat" mais elle devrait ajouter "je tue les emplois de mes fabricants et de mes producteurs".
Yvonne Vidal
Une très bonne analyse économique mais pas moralisée. On laisse les banquiers spéculer comme ils veulent alors qu'on pouvait les contrôler. Les crédits à des personnes qui ne pouvaient pas rembourser et puis pour finir vive l'Europe !
Dominique
Il est une ressource naturelle planétaire que la France "possède" en grande quantité, en 2ème place mondiale, c'est la mer.
La zone économique exclusive nationale couvre plus de 11 millions de km2 d'espaces océaniques.
La mer bien gérée peut fournir à terme l'alimentation, l'énergie, les biotechnologies, un transport low cost.
La mer est l'avenir du monde et la France y est potentiellement en force.
Encore faut-il y prêter attention, et d'abord susciter et inciter aux vocations maritimes dans notre nation de "paysans" de toujours.
L'ère des grandes découvertes maritimes, tels Magellan ou Colomb, est plus que jamais ouverte à qui cherche l'aventure, le renom, la richesse, ou plus humblement la satisfaction de servir le progrès de l'humanité
Johnny
C'est ce genre de pensées qui nous ont conduit à la crise, ou plutôt l'empressement à être le "grand vainqueur". Ce qu'il faut savoir c'est que nos ressources humaines et naturelles sont limitées, comme une grande couverture que ceux qui ont la plus grande capacité intellectuelle, technologique et financière vont tirer de leur côté aux détriments de tous les autres. Tant que nous ne changerons pas notre façon de pensée, l'histoire se renouvellera encore et encore avec des crises de pire en pire car nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir être les vainqueurs !
Jérémy
"Etre le meilleur... Arriver vainqueur du tournoi... Il faudra avoir la niaque et ce battre." Mais ou vous croyez vous ?
L'objet fondamental aujourd'hui est d'essayer de retrouver une paix, un modèle de développement éthique, serein, non pas pour la croissance, mais pour le bien être. Encourager la création de sociétés solidaires, éthiques, qui ont un but autre que de faire du profit, pour faire du profit. Je suis absolument pour le capitalisme, le capital investi doit être rémunéré, c'est un certitude, mais pas dans n'importe quoi. Arrettons de spéculer sur des ressources vitales (matières premières notamment alimentaires), arrêtons de spéculer sur des miséreux (subprimes, quelle honte.). Aidons nous, solidairement, pour un monde meilleur. Condamnons le laxisme, et engageons une politique ferme de rigueur, et cohérence avec les objectifs d'aujourd'hui. La vie ne doit pas être une compétition, mais un développement solidaire, éthique, à croissance faible (pourquoi avoir toujours plus quand on est bien avec ce qu'on a ? )
Ca va être très dur de changer, de stopper cette fuite en avant... Mais c'est la seule solution viable à long terme, pour une cohabitation en harmonie des peuples
Guy Royere
Je pense comme vous, Francis. Néanmoins, pour le travail il conviendrait que nos étudiants (de 14 ans à 30 ans) travaillent pendant leurs congés. Avant 1966 les jeunes commençaient à bosser à 14 ans, et la plupart des étudiants travaillaient pendant les vacances. Cet apport de sang jeune apporterait un bien fait sur l'économie. Une autre réponse que vous suggérez (Francis) est le facteur économies. En fait il y a beaucoup de gaspillages. Je suis persuadé que notre l'élite est sur-payé, et de l'inutilité de notre force de frappe
Benny
Changez les règles, c'est sur, mais aucun homme politique ne le fera. Et même si cela était, la première chose que feraient nos chers élus, c'est de transgresser ces règles. Quand je vois la façon dont tous les partis parlent de l'économie de notre pays, j'ai l'impression de voir des gosses jouant dans une cour de maternelle
Jean-Philippe Gillot
L'économie, ce n'est que du concept. La seule chose qui vaille, c'est la plus value apportée par une valeur physique: le travail. C'est cette notion de travail qui doit prendre une place prépondérante dans l'économie. La richesse, c'est la transformation, des idées, des matières, pour produire des objets, physiques, virtuels, dont l'usage est nécessaire au fonctionnement de sociétés. Tout le reste ce n'est que conceptualisation : argent-dette, par exemple qui ne produit pas de l'argent sur des réserves, mais sur des crédits... C'est le crédit qui créé le plus d'argent aujourd'hui ; la spéculation qui représente un découplage excessif entre économie réelle et virtuelle ; chômage structurel qui est censé réguler le coût du travail... Et pour le coup, j'en passe, tellement les concepts se multiplient, tous plus farfelus les uns que les autres.
Alors l'économie doit elle être, peut-être, au service de la croissance globale, dans un processus moins violent, plus soucieux du développement de toutes les parties du monde, et non en les mettant en compétition (ceci aussi est un concept). Le type de crise que nous traversons est due plus aux élites qui confondent vitesse et précipitation, qui s'extasient lorsqu'ils bradent une fusion (Alcatel-Lucent, Canal-Universal... ). Alors l'économie ne doit pas être une bête sauvage et indomptable, elle doit être un chien obéissant aux règles de ceux qui la font manger, ceux qui produisent nos richesses avec leurs petits cerveaux, leurs petites mains, et leurs gros efforts...
Patrick Aubin
Il vous faut aussi comprendre que l'économie est dématérialisée (l'argent n'est plus basé sur un étalon mais repose sur des écritures comptables "sures") et que tout le système économique actuel est basé sur la capacité à échanges des biens et des services. Certes les matières premières procure un avantage indéniable, mais plus le système économique est libre et transparent, et mieux il fonctionne. Il faut aussi comprendre que vous avez un système où des personnes vivent de rentes qui cohabitent avec un système où des personnes prennent des risques. Or il est nécessaire que le politique avantage fiscalement celui qui fait vivre le système des rentiers en prenant des risques
JPB
C'est beau les certitudes...
Geneviève Thirion
Réaliste et intelligent...
Eukini Dupont
Bonjour Francis
Assez bonne analyse économique selon moi... Mais la France possède énormément de ressources contrairement à ce que vous dites. C'est le pays le plus riche d'Europe de l'Ouest et de loin.
Rien que par son agriculture, elle écrase tous les autres pays, d'ailleurs elle a mis 30% de ses terres arables en jachère, c'est dire si elle est riche..
Cependant c'est l'un des pays les plus mal gérés.
Elle a des centaines de km de côtes et une marine marchande à l'agonie, sa flotte de pêche crève de faim n'ayant pas su ou voulu inventer des fermes marines. Et croulant sous les charges.
Rien n'est perdu, mais il faut changer les règles ou vive le chaos !