Journal du Net > Economie > Contributions > Comment réduire le déficit de la Sécurité sociale ?

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La Commission des comptes de la Sécurité sociale évalue à 20,1 milliards d'euros le déficit 2009 du régime général, soit le double de 2008.

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 Plein de choses à faire  

Isabelle Smith , La Ferté-Sous-Jouarre

Que proposez-vous pour réduire le déficit de la Sécurité sociale ?

La priorité est d'imposer de ne délivrer que le nombre de médicaments prescrit sur l'ordonnance (et non des gros conditionnements pour des petits traitements) à l'instar de l'Angleterre. Mais en plus de cela et de l'importance de verser les diverses cotisations dues par l'état à la cpam, il faudrait que les pharmaciens soient habilités à prescrire certains médicaments remboursés comme le paracétamol ou pour un petit rhume ou un petit "bobo". Ca éviterait que tous ces gens qui refusent de débourser un seul centime pour s'auto-médicamenter aillent systématiquement en consultation juste pour avoir une ordonnance et pouvoir éviter de payer.
Il faudrait aussi que les médecins du travail puissent nous adresser directement à un spécialiste sans repasser par le généraliste. Par exemple, le médecin du travail m'a récemment fait un audiogramme et détecté un problème de surdité. Même avec un mot de sa part, j'ai été obligée de passer par mon généraliste avant d'aller chez l'orl. Là encore, une habilitation aux médecins du travail aurait évité une consultation.
Il faudrait aussi imposer que toutes les communes ou communautés de communes soient dans l'obligation d'avoir un médecin de garde pour la nuit et le week-end (comme pour les pharmacies). Ca désengorgerait les services d'urgences des hôpitaux. Mon secteur n'est même pas couvert par sos médecins !
Un autre exemple de problème à régler : une de mes amies est manipulatrice en radiologie. Devant le nombre d'ordonnances de radios non justifiées, son cabinet a questionné directement des médecins qui leur envoient régulièrement des patients. Leur réponse : "pour rassurer les patients. De toute façon si eux ne leur font pas l'ordonnance, il feront le tour des cabinets jusqu'à ce qu'ils trouvent un médecin pour leur donner" ! Alors peut-être qu'effectivement, la solution de la puce électronique et/ou de la carte vitale avec photo et tout enregistré que j'ai lue plusieurs fois, pourrait contrer au moins en partie ce problème.


Publié le 17 juin 2009

Gerard Boeuf
Effectivement il y a beaucoup de choses à revoir, passez chez le généraliste pour des soins, ma femme est allée voir son généraliste car constamment elle avait mal au ventre, son généraliste lui demande d'aller chez un kinésithérapeute et ça finit par une opération de toute urgence à l'hôpital. Elle a été obligée de voir au moins 4 médecins particuliers mais comme c'était pas dans leur travail particulier soi disant, ils ne voyaient de quoi ça pouvait venir. J'oubliais, elle a été sans l'ordre de son généraliste, d'aller chez un gynécologue, résultat tout ses organes étaient déplacés dans son ventre, il faudra peu-être une deuxième opération. C'est la que la Cpam devrait agir. Pourquoi être obligé de voir tant de médecins ? Quand au médecin à la campagne, il faut même pas en parler, il faut pas se faire d'illusion, et au pharmacie non plus. Isabelle vous allez peut-être pas me croire, je suis suivi par un professeur à Paris, j'arrive chez le pharmacien le plus prêt de chez moi: monsieur, il s'est trompé, il faut retourné le voir, il y a trop de médicaments. Si je l'avais écouté la Cpam payait 500 km pour rien (je n'ai plus le droit de conduire en raison de ma maladie). Je me demande comment un pharmacien peut donner son avis, sans connaître ma maladie, se considère plus fort qu'un professeur. Oh que oui, il y a beaucoup de choses à revoir c'est bien vrai
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