D'une, historiquement, tous les emprunts de ce type, ou presque, ce sont révélés fumeux... L'Etat n'a jamais, depuis au moins trente ans, agit en gestionnaire responsable. Si l'emprunt n'est pas pour des dépenses de fonctionnement, c'est oublier que tout structure créée par l'Etat a un coût de fonctionnement qui va se révéler dès l'année suivante (infrastructures). Seule la recherche pourrait, si la elle était moins entravée par la paperasserie, représenter un intérêt mais, 100 ou même 40 milliard c'est excessif. 1 milliard par an, s'il est bien utilisé, peut être sensé, mais tout le reste... C'est du blabla populiste... Plutôt qu'un emprunt qui va peser sur les génération suivantes, il faudrait peut-être réfléchir à comment rationaliser le fonctionnement de l'Etat et des institution publiques et assimilées. Malheureusement, les syndicats, les politiques... Et tout à chacun en fait, manquent de courage et semblent incapables de faire des sacrifices sur leur confort/popularité au profit des générations futures... Pris individuellement, la plupart des gens disent qu'ils sont d'accord. Si ce sont les autres qui font des efforts. Tant que cette mentalité persistera, les problèmes resteront... Alors non, pas d'emprunt, rationaliser les dépenses, oser, enfin parler de rigueur budgétaire ce serait un vrai courage politique, impopulaire certes, mais historiquement intéressant, surtout pour tout politicien qui voudrait entrer dans la postérité. Après tout, Louis XVI n'est pas si mal considéré à notre époque. Le courage d'un De Gaulle manque ; il n'était pas parfait mais son mérite, et non des moindre, était d'avoir une vrai vision pour la France. Il me semble que ce fût le seul homme politique prêt à se sacrifier, tant humainement que politiquement, le seul à avoir prouvé qu'il avait une parole, de l'honneur et surtout... de l'éthique.