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Oui, les décisions prises sont suffisantes
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Annulation d'une partie de la dette grecque, renforcement du Fonds de soutien, recapitalisation des banques... Les décisions prises par les dirigeants peuvent-elles stopper la crise ?
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Ravages
Gilbert Grandjean
, Bras Panon
le 10 novembre 2011
Pourquoi ?
Nous vivons les ravages d'une idéologie pernicieuse: privatisation (voire braderie) des banques, des autoroutes, des grands groupes nationaux, etc. Bref de tout ce qui rapportait à l'Etat. Financement par l'emprunt sur les marchés et non pas par l'appel aux économies des Français. Loi tepa qui exonère les plus riches d'une grande part de ce qu'ils doivent à la communauté. Dépenses somptuaires astronomiques, aussi bien au niveau national que régional. Recrutement d'une pléthore d'agents municipaux et dépenses démagogiques ; par exemple, à la Réunion, la Région(U. M. P. ) offre un ordinateur portable à chaque élève entrant en seconde, sans condition de ressources ! ) par pur clientélisme, sans parler des dépassements budgétaires conséquents et systématiques dans les marchés publics. Multiplication des "observatoires" et autres comités théodule où pantouflent des gens grassement rétribués. Cumul abusif des mandats électoraux, qui de plus ne sont pas limités dans le temps, ce qui favorise copinage, népotisme et corruption. Et la liste n'est pas close. Bref, il me semble que la crise de la dette pourrait être aisément réglée avec quelques réformes (véritables) de bon sens dont les effets ne retomberaient pas sur le citoyen de base. Mais peut-on demander de régler les problèmes à ceux qui sont à leur source et qui profitent éhontément du système ? Quant au peuple, devenu atone, individualiste, fataliste, et qui semble se contenter de quelques apparences de démocratie dans un pays qui n'est déjà plus vraiment démocratique, qu'attendre de lui ? Quand le politique a abdiqué tout pouvoir face aux fonctionnaires de Bruxelles et aux marchés financiers, quand l'Etat en est réduit au rôle d'assureur des banques, il ne lui reste plus qu'à imposer l'austérité, qui va mettre rapidement à bas ce qu'il nous reste d'activité économique, au prix du chômage, de l'appauvrissement général... Et de situations ubuesques. Un exemple personnel: je suis professeur, né fin juillet 1953, et j'en prends donc pour deux mois supplémentaires d'activité. Je fais ma rentrée et au bout d'un mois je dis adieu à mes élèves, qui seront sans doute confiés à un vacataire, puisqu'on ne me remplacera pas. Bonne chance pour le bac ! Et quel profit pour les finances publiques ? Bref, jolie bande de pieds nickelés ! De telles "mesures" vont-elles convaincre les profiteurs des "marchés" (ces rapaces sans foi ni loi, ni raison, et qui sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis) ? J'en doute fort !
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