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Photo © JC Decaux
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Si les offres de location de vélos se multiplient en France, toutes ne reposent pas sur le même modèle économique. Et toutes ne proposent pas du libre-service. La Rochelle met ses 350 vélos jaunes à disposition de ses habitants gratuitement, contre remise d'une pièce d'identité à un guichet.
Bordeaux, qui a décidé d'investir directement 743.000 euros en 2003 dans une Maison du vélo, propose 4.000 cycles pour des prêts gratuits de longue durée. Et ce malgré un coût de fonctionnement annuel supérieur à 230.000 euros.
Aujourd'hui, Lyon est l'agglomération qui a su le mieux gérer son offre. Et de loin! Non seulement Vélo'V ne lui coûte rien, mais en plus il lui rapporte de l'argent. "L'intégralité du chiffre d'affaires (que JC Decaux refuse de communiquer), à l'exception des frais bancaires, est reversé à l'agglomération", explique Anthonin Darbon, de JC Decaux.
Vélo'V a été créé dans le cadre d'un appel d'offres de la ville sur le mobilier urbain, comprenant notamment la mise en place d'abribus et de leurs panneaux publicitaires. Pour le décrocher, JC Decaux a accepté de ne pas facturer Vélo'V. Et c'est par la publicité récoltée que l'entreprise finance le service.
Mais avec un coût de fonctionnement de 1.000 euros par an et par vélo, l'entreprise s'aperçoit aujourd'hui que le service lui coûte plus qu'elle ne l'avait prévu. Elle se montre donc peu volontaire pour renouveler ce type de financement. Marseille devra débourser 3 millions d'euros par an pour son futur service et Aix-en-Provence 790.000 euros par an.
Il n'y a qu'à Paris, grâce à un chiffre d'affaires publicitaires suffisant, que JC Decaux accepterait de rééditer l'expérience lyonnaise tout en rentrant dans se frais. Elle a répondu à un appel d'offres de la capitale, qui réclame 6.000 vélos pour juillet 2007, mais est confrontée à la concurrence de l'autre géant du mobilier urbain, Clear Channel.
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