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Les marques qui font la rentrée

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Les célèbres cahiers Clairefontaine. Photo © Clairefontaine-Rhodia
 

Deux entreprises se partagent le marché de la papeterie en France : le groupe Hamelin (Oxford, Super Conquérant) et Clairefontaine (Clairefontaine et Force 8). Les grandes et moyennes surfaces captent 75 % du marché. Mais les deux groupes prennent le soin d'obéir aux mêmes codes. Une marque pour la grande-moyenne surface (GMS), en l'occurence Super Conquérant et Force 8, et une marque pour la papeterie de détail (Oxford et Clairefontaine). "En GMS, dans le calendrier, nous succédons aux meubles de jardins et nous sommes suivis par la foire aux vins. Il était important, à l'instar de notre concurrent, de différencier deux offres afin de préserver nos clients qui vendent du papier toute l'année," précise Guillaume Nusse, le PDG de Clairefontaine-Rhodia.

Toujours est-il que la rentrée est un moment crucial pour les deux papetiers. "Nous réalisons 60% de notre chiffre d'affaires en scolaire et cette période représente 50% du chiffre d'affaires annuel de la papeterie scolaire", confie Christophe Girard, le directeur marketing des papeteries Hamelin. "Les ventes commencent dès la mi-juillet, ce sont les agendas scolaires qui partent en premier. Le choix se porte ensuite sur les stylos et les feuilles simples. Mais le choix des cahiers est plus délicat, car il dépend parfois des choix de tel ou tel professeur. "Comme dans l'écriture, les deux marques s'asticotent à coup de promotion. "Les offres promotionnelles, c'est indispensable," tranche Christophe Girard. L'enjeu est de fidéliser l'élève à une marque.

Le papier représente 60% du prix d'un cahier

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Plus le cahier est basique, plus l'incidence du prix du papier sur le coût du produit final est importante Photo © Clairefontaine-Rhodia
 

Côté coûts, 60 % du prix d'un cahier premier prix sont dûs au papier. Résultat, "plus le cahier est basique, plus l'incidence du prix du papier sur le coût du produit final est importante", indique Guillaume Nusse, le PDG de Clairefontaine-Rhodia, numéro 1 du marché français .

"La demande de marques de distributeurs (Hamelin et Clairefontaine produisent tout les deux les MDD) nous a contraint à baisser nos prix sur nos marques. Du coup, sur les produits bagarrés (reliure simple et faible pagination), on ne gagne pas d'argent ou très peu. En revanche sur ceux à forte pagination ou avec des reliures particulières, c'est le cas." Seule issue pour les marques : le marché du haut de gamme, en pleine expansion.

Le marché des licences reste, lui, très confidentiel : moins de 1 % sur le segment des cahiers. En cause, des frais de création très élevés et des effets de mode par définition volatils. "On gagne moins d'argent en faisant de la licence que sur nos propres produits", jure Guillaume Nusse. Sa marque privilégie désormais le co-branding." La liste scolaire, c'est comme une ordonnance de médecin. Elle laisse peu de place aux nouveautés et à la fantaisie," analyse-t-il. Tous les ans, Clairefontaine écoule 100 millions d'articles (cahier Clairefontaine, force 8, paquet de feuille…).


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