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Les marques qui font la rentrée

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Le format A4 oriente le marché du classement. Photo © Elba
 

Classeur, pochette ou bien trieur. A chacun ses manies de classement et à chaque professeur un rôle de précepteur. Du coup, Elba propose tous ces accessoires de rangement. Depuis un an les marques Avery, Oxford et Modling ont été regroupées sous ce nom unique par les papeteries Hamelin, encore elles. "Pour le consommateur, une seule marque, c'est mieux, mais c'est un long processus," se félicite Benoît Froger, le directeur marketing d'Elba qui vend du protège-cahier par millions. "Le classement est un marché difficile à appréhender. Nous avons bien mis en place un observatoire des pratiques des consommateurs de 3 à 20 ans, mais on s'est rendu compte qu'il n'y avait pas de standard sur ce créneau si ce n'est que le marché est orienté sur le format A4. Alors on travaille par cibles de consommateurs. Les moins de 10 ans consommeront du protège cahier, quand les collégiens utiliseront des petits classeurs souples et les lycéens des trieurs par exemple."


Uhu et ses 60% de part de marché

A l'heure de la rentrée, il faut aussi s'équiper en petit matériel. Des fournitures accessoires mais qui constitue des marchés de niche plutôt juteux. "Un enfant consomme 1,3 à 1,5 bâtons de colle par mois," assure Anne-Sophie Manesme, chef de produit Scotch chez 3M France (Scotch, Post-it), le spécialiste de la fixation avec son célèbre ruban adhésif, concurrencé pour la colle par l'indétrônable Uhu (60% de part de marché contre 8 pour Scotch). "Les professeurs sont précepteurs, mais ils détestent qu'on leur dise." Et pourtant, Anne-Sophie Manesme aimerait bien remplacé Uhu par Scotch sur les listes de fournitures, si souvent cité. Mais la marque peut compter sur un autre atout : son ruban adhésif. Rarement dans la trousse de l'écolier, mais indispensable à la maison.

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Staedtler vend des millions de gomme par an. Photo © Staedtler
 

Pour conserver son avance et continuer de réaliser 40% de son chiffre d'affaires à la rentrée, 3M joue énormément sur ses nouveautés. Toutes les rentrées apportent leur lot. Des tubes de colle rigolo, un scotch qui ne tache plus, des dévidoirs originaux, un cutter sans danger… "Les utilisateurs attendent beaucoup des nouveautés. Ils veulent se faire plaisir avec des objets fonctionnels. A nous de rendre l'achat impulsif." Un peu comme Bic, propriétaire de la marque de correcteur Tipp Ex depuis 1997. "Nous avons lancé les rubans correcteurs et le stylo correcteur, confie Camille Pinçon. Du coup les parts de marché du flacon régressent. Avec ses nouveautés, Tipp-Ex a maintenu son avantage sur le créneau de la correction. Aujourd'hui il truste 50 % du marché. Une position forte que détient également l'allemand Staedtler sur deux produits. La marque vend plusieurs millions de gomme et de crayon de papier par an. "Le scolaire représente 45 % du chiffre d'affaires annuel (7,5 millions d'euros en 2006),"confie Yves Muller, le directeur marketing de Staedtler. Les trois quart se font en grande surface. "Mais le nombre de nos références va varier d'une enseigne à l'autre." Très représenté chez Super U (une dizaine de références), Carrefour goûte moins à ses produits.

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600.000 calculatrices graphiques sont vendues tous les ans. Photo © Texas-Instruments
 

Achat plus important, les calculatrices. Les professeurs de mathématiques les réclament ou les conseillent. Deux grands fabricants s'affrontent. Casio et Texas Instruments. Les Français achètent environ un million de calculatrice scientifique et 600.000 calculatrices graphiques. Mais aujourd'hui, finies les calculatrices noires et grises, la couleur a pris le dessus dans cet univers un peu rustre. Elles sont désormais roses, bleues ou vertes. En 2006, Texas Instruments était numéro un en France sur le marché des calculatrices pour le lycée et les études supérieures avec 54% des ventes selon Nielsen.

Pour les collégiens, la rentrée sonne avec l'inévitable recherche de la flûte à bec. Denis Marcaux, le responsable marketing de Yamaha Musique France, leader sur le marché (64,5 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2006) en convient. "Les flutes ça se vend toute l'année, mais la période la plus faste, c'est bien la rentrée." Fabriquées au Japon, elles sont désormais concurrencées en grande surface par les marques chinoises. La star, c'est la flûte soprano, en plastique pour être à un prix accessible (7,5 euros en moyenne). "Mais les parents vont surtout les chercher en magasins spécialisés," assure Denis Marcaux dont la marque rechigne à s'aligner sur les exigences de la grande distribution. "Elle demande parfois des finitions particulières. En 2004, nous avions sorties une flute translucide de couleur. Mais nous préférons désormais rester sur un créneau qualitatif."


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