Lorsqu'on pense piratage, on pense avant tout à la musique et aux films. A ce propos, les chiffres parlent d'eux-mêmes : 1 milliard d'œuvres piratées en France par an, selon Christine Albanel et les analystes de GFK. Ou encore, et toujours en France, un manque à gagner d'un milliard d'euros par an et 10 000 emplois sacrifiés, à en croire Tera Consultants, un cabinet d'économistes, et Equancy&Co, une société spécialisée dans le conseil stratégique en marketing et communication.
Des chiffres effrayants qui visent à "responsabiliser" l'internaute, mais qu'on se doit de nuancer. Les études sont en effet commandées par les majors et ont un but : montrer les ravages du piratage. D'autant qu'à en croire les cabinets auteurs de ces études, les internautes ont tendance à sous-estimer leurs déclarations. Un parti pris que n'a pas hésité à reprendre la ministre de la Culture et que nous nous devons de discuter.
| | Les dégâts estimés du piratage par secteur en 2007 et en France | |
| | Secteur |
Manque à gagner |
pertes d'emplois | |
| | Musique (700 millions de morceaux) |
369 millions d'euros |
1.600 emplois directs | |
| | Cinéma (450 000 films téléchargés par jour) |
605 millions d'euros |
2.400 emplois directs | |
| | Télévision (films et séries) |
234 millions d'euros |
950 emplois directs | |
| | Livre (revues spécialisées, manuels scolaires, BD...) |
147 millions d'euros |
750 emplois directs | |
| | Source : Equancy&Co | |
Remarque : ces études prennent également en compte le fait que les pirates prêtent ou copient leurs films ou musique. Ainsi pour les chiffres d'Equancy&Co, le nombre de MP3 piratés est grossi de 50 % pour tenir compte de cette réalité. Ce qui nous semble un peu beaucoup.