Resident Evil 5 : un safari à deux De l'action, mais pas vraiment d'horreur

le grand méchant du jeu semble directement importé de la matrice de neo.
Le grand méchant du jeu semble directement importé de la matrice de Neo. © Capcom

Sans renier complèment ses origines de jeu de survie, Resident Evil 5 maintient le changement de cap opéré par son prédécesseur. On a ici affaire à un jeu de tir, certes dans un univers fantastique, assez violent par moment, et un peu effrayant. Mais l'horreur et la peur ne prédominent jamais dans le jeu. On ne progresse pas angoissé, et les ressors habituels ne sont plus utilisés (décors sombres, monstres qui surgissent de nulle part, bruits soudains et cris stridents...).

Pour autant, le jeu parvient à trouver ses marques en imposant son ambiance, ses personnages assez clichés, mais au moins relativement charismatiques. L'action est parfois un peu brouillon, du fait des problèmes de caméra et de l'utilisation d'une manette, et non du couple clavier / souris idéal sur PC. Mais l'IA relativement nulle des adversaires, et la présence possible d'un coéquipier humain, transforment les nuées de cadavres en épreuve compliquée, mais faisable.

En revanche, si vous jouez seul, sans partenaire ni en ligne, ni hors ligne, les choses se compliquent franchement et le plaisir de jeu retombe logiquement. L'IA de votre allié devient alors pénible à gérer. D'abord parce qu'elle vise généralement mal et gaspille ces munitions. Ensuite parce qu'elle a une fâcheuse tendance à s'exposer inutilement au danger, et enfin parce qu'elle n'accorde pas toujours les bonnes priorités aux vagues d'ennemis.

les boss du jeu imposent peu à peu la coopération... ou au moins la réanimation
Les boss du jeu imposent peu à peu la coopération... ou au moins la réanimation du partenaire. © Capcom

Autre point d'énervement récurrent, les cinématiques un peu trop longues et régulières dans le jeu, qui s'accompagnent de petites actions à réaliser (appuyer sur telle touche durant un court laps de temps). Au début, si elles prêtent à sourire, ces mini-actions deviennent plus pénibles qu'autre chose, voire frustrantes. Quand on échoue à la 5e mini-action, on doit alors recommencer toute la scène depuis le début... frustrant.

Enfin, pour conclure sur les points négatifs, les héros semblent franchement peu habiles. Le saut n'est quasiment jamais utilisé dans le jeu, on ne peut pas tirer en marchant, il est difficile d'utiliser le décor comme couverture et encore plus comme point de tir. On ne peut pas endommager des murs pour se frayer un chemin, impossible non plus de monter et de descendre d'un étage où vous le souhaitez. De ce point de vue, Resident Evil 5 affiche clairement un retard sur la concurrence.

quoi de mieux qu'un coucher de soleil entre équipiers ?
Quoi de mieux qu'un coucher de soleil entre équipiers ? © Capcom

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