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Définition

Quelle sera l'ampleur du dividende ?

Risques de préemption

 L'effet numérique
La diffusion numérique est moins consommatrice en fréquences que la diffusion analogique. Ainsi, alors que la diffusion de chaque chaîne de télévision en analogique exige une fréquence, une même fréquence permettra, en numérique, la diffusion de six chaînes de télévision, en définition standard et selon la norme de compression MPEG 2, voire le double en MPEG 4.

 Le schéma d'attribution des fréquences pour la France
Pour mieux cerner le dividende, il convient d'abord de se fonder sur les résultats de la Conférence régionale des radiocommunications (CRR), organisée par l'Union internationale des Télécommunications (UIT) à Genève en juin 2006. L'objectif du CRR-06 était d'organiser au plan international le paysage de la diffusion hertzienne le jour où l'analogique aura disparu. En effet, les fréquences ignorent les frontières. Pour la France, les frontières hertziennes résultent de coordinations bilatérales, canal par canal, avec ses pays voisins (Allemagne, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Espagne, Italie, Royaume-Uni, etc.).

Le plan régional d'utilisation des fréquences adopté à l'issue de la Conférence de Genève prend ainsi la forme d'un immense puzzle, avec des accords réciproques pour 78.000 fréquences au total, dont 2.113 pour la France.

Plus concrètement, la France y a obtenu, dans la bande UHF, sept couches DVB-T (norme européenne retenue pour la Télévision numérique de terre) de couverture complète du territoire, et une huitième couche à 80 % (des zones au voisinage des frontières du nord-est n'ayant pu être pourvues). Six couches sont principalement planifiées pour assurer une réception fixe, les autres devant être en réception mobile. Chacune de ces couches permettra la diffusion d'un multiplex de plusieurs signaux sur la même fréquence. Sept ou huit multiplex sont donc identifiés comme constituant le dividende numérique.

Mais ce n'est évidemment qu'à l'arrêt complet de l'émission analogique que les ressources promises par la conférence de Genève se libèreront. Et même alors, ce dividende numérique si convoité reste difficile à appréhender. Son évaluation par les différents acteurs peut aller du simple au double. Certains se montrent d'ailleurs assez négatifs quant à son existence concrète.

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