Les règles précédentes valent quelque soit le secteur d'activité
de l'entreprise ou le marché auquel une nouvelle marque est destinée. Cependant,
trouver un nom pour un site Web ou une start-up Internet requiert de prendre en
comptes certaines contraintes.
Sur Internet, une marque rentre en contact
avec les consommateurs grâce à son site, donc à son
URL. Il est bien sûr
préférable que cette URL corresponde au nom de l'entreprise ou de la marque, sans
quoi il y a de grandes chances de perdre l'internaute. Il faut donc dès la recherche
du nom intégrer les contraintes relatives aux noms de domaine. Non seulement la
marque doit être juridiquement disponible, mais le nom de domaine également, sur
un marché de plus en plus encombré. L'idéal - mais aussi le plus difficile - est
de trouver un nom disponible en
.com, l'extension la plus répandue, et
celle qui est tapée en premier si l'internaute ne connaît pas l'extension. "Si
l'entreprise dispose d'un .com, c'est qu'elle s'est bien débrouillée, indique
Marcel Botton. Si elle a été maligne pour trouver son nom, elle le sera sûrement
pour le reste. C'est un signe positif pour de futurs investisseurs." En revanche,
le PDG de Nomen ne considère pas que le .com doive être inclus dans le nom de
la marque, faisant une différence entre la marque en elle-même et son adresse.
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La
traduction de marque, une pratique très rare |
En
outre, mieux vaut choisir un nom
sans accent, dans la mesure où les URL
n'en contiennent pas. Or, les internautes retiendront la prononciation du nom
tel qu'il s'écrit dans l'URL, ce qui risquerait de fausser la prononciation de
votre véritable nom, s'il possède un accent.
L'autre point est celui de
l'international. Sur Internet, les entreprises doivent être particulièrement attentives
à cet aspect, car un site Web est par essence accessible dans le monde entier,
et car vendre à l'international est relativement plus simple en ligne. Son nom
doit donc être
prononçable et acceptable partout où l'entreprise espère
pouvoir séduire des clients. Ce qui n'est pas le cas du site américain Escrow.com,
qui propose des services destinés à protéger vendeurs et acheteurs en ligne des
risques de fraude ! De même, le voyagiste américain Travelocity (groupe Sabre)
avait préféré s'implanter en France en 2004 avec la marque Odysia. Rueducommerce,
qui s'est récemment implanté en Espagne, a quant à lui trouvé une autre solution
: la traduction de sa marque (Avenidadelcomercio.es). Une méthode très rare, selon
Marcel Botton, adoptée par La Vache qui Rit (the Laughing Cow).