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La modération : obligatoire, mais sensible

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Une modération de premier niveau : qu'il s'agisse d'avis clients ou de blogs de voyage, un premier niveau de modération du contenu créé doit être mis en place pour l'ensemble des initiatives. Pour la plupart, des chartes d'utilisation des espaces ou concernant la rédaction des avis sont le plus souvent soumises aux internautes : ce premier niveau vise à éliminer les commentaires qui puissent porter atteinte à l'hôtelier ou au propriétaire du bien en location. "Des commentaires qui qualifieraient l'hôtelier de 'truand' par exemple ne peuvent bien sûr pas être acceptés, précise Antoine Giraud, le directeur général de Venere.com France. Mais ce type de commentaires à modérer est très minoritaire. Nous publions plus de 99 % des avis". Il en va de même pour Opodo qui ne peut pas se permettre de publier des photos présentant une vision dégradante d'une personne. Autre modération réalisée par l'agence de voyage : les informations commerciales qui sortent du cadre du bon plan et qui deviennent de la publicité.

Garantir la qualité des contributions : pour un site de réservation hôtelière, les internautes en phase de réservation attendent des avis liés à la chambre ou à l'hôtel. Il n'est donc pas question de laisser passer des critiques ou des photos qui ne soient pas liées directement à l'hébergement, mais qui concerne la ville ou le séjour en général. De la même manière, Opodo tente sur son site de ne pas se laisser déborder par les contributions, et rester sur l'axe "inspirationnel". "Nous réalisons une modération sur les photos que nous publions dans la galerie générale pour nous assurer que cette galerie ne devienne pas un fourre-tout avec toutes les photos de vacances des internautes. Ce type de photos anecdotiques peut être enregistré dans son espace personnel, précise Xavier Rousselou. En revanche, nous invitons les internautes à légender leurs photos de voyage et à en préciser les circonstances, de manière à inviter au voyage les internautes qui parcourent la galerie de l'espace communautaire".

  Zoom sur l'actualité
Selon Reuters, en février dernier, les sites TripAdvisor et Priceline auraient été victimes de faux commentaires de clients sur leurs sites qui recueillent les avis. Mais TripAdvisor affirme que 97 % des 5 millions de commentaires déposés sont issus de voyageurs enregistrés.
S'attirer laconfiance des internautes : toute la difficulté liée aux avis utilisateurs consiste pour les sites marchands à s'assurer que les commentaires d'internautes émanent bien de clients ayant séjourné dans l'hôtel. En effet, cette assurance permet d'une part aux internautes d'être sûrs qu'il ne s'agit pas des hôteliers eux-mêmes vantant les mérites de leur propre produit, les internautes étant soucieux de savoir s'ils peuvent accorder leur confiance aux commentaires ou non. Et d'autre part, d'assurer aux hôteliers que les avis ne sont pas créés par des concurrents de manière à valoriser leur bien.

Eviter la sensation de censure : la suppression de commentaires clients peut rapidement être perçue comme une censure des avis négatifs. C'est notamment le cas auquel s'est retrouvé confronté Homelidays, dans le cadre d'un litige qui opposait un locataire et un propriétaire. La politique de la société consiste à ne pas proposer sur son site des offres qui sont en dessous de 3/5, car cela implique que l'annonce n'est pas conforme à la réalité, et que ce type d'annonces donne une mauvaise image au site. "Mais lorsqu'un premier litige naît entre en locataire et un propriétaire, nous ne pouvons pas dépublier immédiatement son offre. Nous laissons au propriétaire le bénéfice du doute et nous lui mettons un avertissement. C'est au second problème que nous retirons complètement l'offre du site", explique Stéphanie de Souza, responsable référencement et partenariats de Homelidays. Pour toutefois ne pas laisser penser qu'une censure est réalisée sur les avis négatifs, il convient ainsi de préciser au client la démarche de mise à jour des fiches d'une part et la politique de sanction du propriétaire.

Autre cas de figure : lorsqu'un hôtel réalise des travaux, change de propriétaire, ou est relooké Venere.com n'hésite pas, à la demande de l'hôtel, à faire table rase des commentaires qui ne sont de fait plus adéquats. Là encore, une explication pour préciser pourquoi l'avis n'est pas publié s'impose.
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