L'économie
de l'intention remplace celle de l'attention
... La popularisation
du web amène les marqueteurs à revoir leur copie. L'économie dite "économie
de l'attention" qui met en avant l'offre, qui montre les produits, qui sature
le marché avec l'offre, bref le principe de publicité dans sa vision classique,
est sur son déclin.
"L'économie de l'intention" prend le relais. Il s'agit de rendre public une
demande et de laisser le marché jouer pour obtenir le produit. L'acheteur
prend la main sur le vendeur; c'est l'acheteur (la demande) qui va à la rencontre
du vendeur (l'offre). L'industrialisation du processus grâce à l'internet
amène l'animation de marché (déjà mis en pratique par le marché de l'immobilier
il y a dix ans) à se faire sur la toile. Et certains, comme Marcel Maus,
parlent d'économie du don dont la contrepartie, l'estime, devient une véritable
monnaie d'échange avec des particularités bien différentes de la monnaie
financière traditionnelle. Ces deux monnaies sont cependant toutes les deux
virtuelles et ne représentent que des contreparties qui seront ensuite transformées
en aide, en service ou en biens.
Du côté des vendeurs, "l'économie de la réputation", cette notion
nouvelle et très subjective, semble être un facteur clé de la réussite
d'entreprise comme eBay. Sur eBay, chaque transaction est notée par le
vendeur et l'acheteur; les notes positives et négatives s'accumulent pour
former un score lisible. Autre forme d'économie de la réputation : sur Linkedln,
la réputation d'un inscrit ne peut s'exprimer qu'au travers des témoignages.
La transparence est également un élément fondamental dans cette nouvelle
économie; il s'agit d'afficher effectivement qui l'on est sans jouer
à l'apprenti sorti avec les identités virtuelles.
Passage du Pull au Push, création d'une re-liance. Retour de l'émotion. La
vente proactive est en train de disparaître au profit d'une vente réactive.
Le site internet en particulier sera donc de plus en plus déterminant ...
Web&Dirigeants.
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