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http://www.journaldunet.com/ebusiness/e-pme/dossier/080529-bonnes-feuilles-web-et-dirigeants/3.shtml



Sommaire


Production

La production est-elle aussi totalement concernée par le passage de l'économie de l'objet (matérielle) à l'économie de l'idée (immatérielle). La production d'idées et de services concerne aujourd'hui la plus grande part de la production.

La production d'objets continue naturellement à exister, mais ils sont produits par moins de main-d'oeuvre, remplacée par de nombreux outils technologiques. Par ailleurs, la production est plus intimement liée à la R&D qu'auparavant, étant donné l'obsolescence plus rapide des objets et la participation des consommateurs à leur réalisation. Nous observons de plus en plus de produits fabriqués, composés, sur mesure, à la demande des consommateurs.

La plupart des gens travaillent à la production d'idées et de services. Le volume de matériaux et la rapidité permise par le web ainsi que la créativité qu'elle exacerbe favorisent une production intense de produits immatériels (idées et services).

Le web modifie totalement la conception de la production. Elle est de plus en plus, comme nous l'avons explicité par ailleurs, scindée en deux : la production quantitative (ou industrielle) et la production qualitative (ou artisanale). Cela vaut tant pour les objets que pour les services.


Logistique

Sur le plan logistique, le web a accéléré tous les cycles : cycle des commandes, gestion centralisée des stocks des usines d'une même entreprise, achats, etc.

» Achat en direct
Désormais, on reçoit moins de représentants, on visite moins de fournisseurs, on achète ou l'on prépare ses achats via le web. Et de plus en plus d'achats se font directement en ligne; de plus en plus de fournisseurs n'ont d'ailleurs plus d'autre boutique que leur site web, le lien entre l'entrepôt de stockage et le client est immédiat. L'entreprise est clairement fournisseur et acheteur par l'e-commerce. Et, dans les deux cas, elle ne doit pas perdre de vue l'inversion de pouvoir : dans l'e-commerce, c'est le client qui a la main alors que dans le commerce classique, c'était le vendeur.

» Meubles, immeubles et flottes de véhicule
Tout ce qui est de l'ordre du matériel au service du fonctionnement sédentaire de l'entreprise est en train d'être remis en question. A quoi bon en effet disposer de 12 à 15 m² de bureau par collaborateur si ceux-ci sont totalement ou partiellement nomades ? A quoi bon entretenir (à prix de plus en plus fort) une flotte de véhicules dans un fonctionnement éclaté ? A quoi bon disposer d'une armada de 'techniciennes de surfaces' dans des lieux de plus en plus désertés. Nous sommes toujours surpris, en visitant les entreprises et organisations, de tous ces espaces et mobiliers habités par des fantômes, hérités de notre passé taylorien et en train de tomber en désemploi.

Ne vous y méprenez pas, nous n'avons pas dit non plus que tout est virtuel et nomade. Par contre, toutes les entreprises ont, sinon auront, leur part de travailleurs virtuels et certaines, comme c'est déjà le cas pour bon nombre de TPE, sont ou seront totalement virtuelles. L'entreprise-réseau peut être un réseau de talents travaillant chacun chez eux. Pensez-y. Sauf si les actionnaires institutionnels et les banques (terrorisés face aux entreprises virtuelles qu'ils ne peuvent saisir par huissier et qui d'ailleurs n'ont que faire d'eux puisqu'elles n'en ont le plus souvent pas besoin) exigeaient des tableaux comptables remplis d'actifs bien tangibles, nous invitons les entreprises à regarder ces dépenses de plus en plus inutiles et inadaptées au fonctionnement réel de leur entreprise.

Web&Dirigeants. Edi.pro ©


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