DIF et e-learning, un nouveau tandem
Une PME française sur cinq a recours à des solutions d'e-learning. Une proportion qui pourrait rapidement se renforcer pour faire face à la mise en place du Droit individuel à la formation.
Parmi les PME qui comptent entre 100 et 200 salariés, une
sur cinq a aujourd'hui recours à des solutions d'e-learning,
plus ou moins fréquemment. Ces chiffres sont issus d'une
enquête menée en novembre et décembre derniers
auprès de 200 PME françaises par l'Ifop. Des entreprises
pour lesquelles la mise à disposition de contenus pédagogiques
via un support Internet se démocratise lentement mais sûrement.
Premier fait
révélateur : 80 % des PME qui ont testé le
e-learning se disent satisfaites de cette méthode de formation.
Sont particulièrement mis en avant par ces entreprises déjà
converties, la souplesse de mise en place des modules (citée
par 34 % des entreprises utilisatrices), le coût limité
d'un dispositif personnalisable (27 %) ainsi que la rapididité
de déploiement (22 %).
Pour les entreprises qui n'ont pas encore testé cette méthode
de formation, la souplesse de mise en oeuvre est également
l'argument le plus pressenti (28 % des PME). En revanche, ces
mêmes entreprises non-utilisatrices estiment à 26 %
que l'e-learning permet de former plus de personnes avec un même
budget. Un avis partagé par seulement 6 % des PME utilisatrices.
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Les
avantages de l'e-learning aux yeux des PME (source :
Ifop)
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Ayant
recours au e-learning |
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N'ayant
pas recours au e-learning |
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Souplesse
de mise en place
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Former plus
de personnes avec un même budget
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Un coût
limité tout en assurant une personnalisation
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La rapidité
de mise en place
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La démocratisation
des usages
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Ne se prononcent
pas
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Ces jugements, plutôt positifs, laissent à
penser que l'e-learning pourrait bien être la solution aux
contraintes du DIF (Droit individuel à la formation) gourmand
en temps, en investissements financiers et humains. Selon l'étude,
76 % des DRH interrogés estiment que l'e-learning apparaît
comme un bon moyen de prendre en charge et d'optimiser les 20 heures
de formation annuelles accordées par la loi sur le Droit
individuel à la formation. Bref, un nouveau tandem en perspective
entre l'e-learning et le DIF.
Reste un hic : les premiers intéressés par
la formation, et notamment le DIF, sont les salariés. Pour
rendre une démarche de formation pertinente aussi bien pour
l'entreprise que pour le salarié, la formation doit-être
un minimum accompagnée et suivie, et s'inscrire dans un projet
précis. Autre problème : certains salariés
restent également réfractaires aux outils technologiques.
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Echéance
à laquelle les entreprises seraient prêtent à
avoir recours à une solution d'e-learning (source
: Ifop)
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Ayant
recours au e-learning |
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N'ayant
pas recours au e-learning |
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Dans les
prochains mois
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Dans un
an ou plus tard
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Jamais
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Des défis auxquels l'e-learning devra savoir répondre,
les déceptions étant toujours marquées sur
le terrain de la formation. Selon l'enquête, 6 % des entreprises
qui ont déjà eu recours à l'e-learning ne souhaitent
plus jamais l'utiliser. Et la proportion des entreprises réfractaires
à l'e-learning, sans jamais l'avoir pratiqué, s'élève
encore aujourd'hui à 20 %.
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