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Babolat
en chiffres
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Création :
1875 |
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Répartition
du chiffre d'affaires
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E.
Babolat et A. Roddick
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La vitrine des champions
Pour mener à bien sa diversification, Babolat fournit
et sponsorise les plus grands joueurs. "La victoire des
champions constitue notre meilleure vitrine", note le
PDG, licencié à la Fédération
française de tennis mais non classé. En septembre
2003, la Belge Kim Clijsters devenait numéro un au
classement mondial WTA et Andy Roddick numéro un ATP,
tous deux équipés en raquettes et cordages Babolat.
En 2005, Raphael Nadal a gagné Roland Garros avec une
raquette Babolat. Seul bémol : Andy Roddick a perdu dès
le premier tour à l'US Open alors
qu'il portait les chaussures de la marque avant le début
officiel du sponsoring... Kim Clijsters vient de remporter
le tournoi du Grand Chelem, avec une raquette Babolat mais
sans les chaussures.
L'innovation au service
des joueurs
Pour séduire les joueurs, les cachets ne suffisent
pas. Il faut leur proposer des équipements en avance
sur ceux de leurs adversaires. Ainsi, les semelles proposées
par Babolat intégrent-elles une nouvelle technologie
développée par Michelin. Appelée Exact,
elle favorise les mouvements latéraux, très
fréquents au tennis.
En
interne, une douzaine de personnes travaillent dans le département
recherche et développement, à Lyon et en Asie.
Le budget R&D représente 10 % du chiffre d'affaires.
La PME, au capital familial, a aussi développé
des partenariats avec des universités ou des laboratoires
comme le centre technique du cuir à Lyon. L'innovation
repose également sur le feed-back des joueurs.
"Nous cotoyons les grands champions au quotidien. Nous
les écoutons beaucoup", insiste Eric Babolat,
cinquième du nom aux commandes de l'entreprise. Le
fabricant s'appuie aussi sur les retours de moniteurs de tennis
ou de testeurs jouant au niveau national et prêts à
prendre quelques risques. "L'affinage se fait souvent
avec les champions", ajoute-t-il.
Un
succès qui dépasse les frontières
A l'origine spécialisée dans les cordes pour
luths, Babolat a vécu un grand tournant stratégique
grâce à un Britannique. En 1875, un fabricant
anglais de raquettes commande à Pierre Babolat des
cordes pour le tennis, sport naissant. La PME profitera ensuite
de l'essor du tennis dans le monde. Elle réalise aujourd'hui
80 % de son chiffre d'affaires hors de France, principalement
au Japon et aux Etats-Unis. Le cordage est toujours fabriqué
en France, mais les raquettes et les chaussures sont produites
en Asie du Sud Est. L'entreprise profite ainsi de coûts
de production faibles et d'un savoir-faire élevé.
Elle compte aujourd'hui sur le succès de ses chaussures
au Japon, au Brésil et aux Etats-Unis. Et sur une victoire
d'Andy Roddick.