Créé aux Etats-Unis en 1946 par Earl Tupper, le tupperware arrive en France en 1961. A l'origine, l'ingénieur chimiste veut proposer des bols avec couvercle hermétique pour conserver plus longtemps la fraîcheur des aliments. L'idée a depuis été reprise et les réunions de consommateurs qui contribuaient au succès de la marque n'ont plus suffit. Depuis 2000, Tupperware revient à la charge en dynamisant son mode de distribution et en élargissant sa gamme de produits. La stratégie de développement est bien sûr mondiale mais sa mise en uvre reste locale.
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Bénéfices
de
Tupperware en Europe
(en millions de dollars) |
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Et les résultats suivent. En Europe, les bénéfices ont presque doublé en deux ans, pour s'établir à 133,4 millions de dollars en 2004. Un retour en force induit par une stratégie d'ouverture. "Notre stratégie n'est pas de créer un nouveau canal de distribution mais d'augmenter notre visibilité auprès du public qui avait depuis quelques temps une idée 'vieillotte' de Tupperware, explique Denis Gruet, PDG de Tupperware France. Nous avons besoin de briser cette image."
De nouveaux produits plus
branchés et plus fonctionnels
Pour séduire "Monsieur tout le monde",
ou plutôt "Madame", les produits Tupperware
font peau neuve. Plus fonctionnels, ils permettent non seulement
de conserver les aliments au réfrigérateur ou
au congélateur, mais, dorénavant, de cuisiner.
Un même produit tupperware supporte des températures
allant de -25°C à +230°C, au micro-onde ou
au four traditionnel. Tupperware se lance dans les ustensiles
culinaires et n'hésite pas à exploiter certaines
niches en développant des produits ergonomiques pour
les enfants ou les seniors. Coté design, Tupperware
joue sur les couleurs et les effets de matière. Pionnier
dans l'injection de matières plastiques de différentes
sortes ou couleurs, Tupperware mélange par exemple
polycarbonates et silicone, se différenciant ainsi
dans l'utilisation de la matière.
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Nouvelle
gamme de boîtes repliables
© Tupperware |
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Pour innover, la R&D est gérée au niveau européen et mondial. "Le budget est en constante augmentation avec, comme axes de développement, la recherche sur la conservation des aliments, sur les produits du type Gortex qui laissent passer l'air mais pas l'eau", souligne Denis Gruet. Par exemple, la cave à fromage permet au fromage de ne pas transpirer mais ne laisse pas échapper les odeurs. "Il s'agit aussi de développer des matières qui facilitent une congélation rapide pour conserver la qualité des aliments, ou des produits qui s'adaptent au contenu pour un gain de place et une meilleure conservation avec réduction du volume d'air." Ou encore des boîtes repliables qui prennent moins de place dans les placards.
De nouveaux boosters de
commercialisation
Les changements concernent également la
distribution et la force de vente. Auparavant, pour découvrir
les produits, il fallait trouver une démonstratrice
et assiter à une réunion. Aujourd'hui, on trouve
les produits Tupperware en kiosque dans les galeries marchandes,
au BHV et au Printemps. A cela s'ajoute des opérations
ponctuelles dans les hypermarchés et lors de salons
ou foires. Néanmoins, "un tupperware ça
se présente", insiste Denis Gruet. Bref, la démonstration
reste essentielle et obligatoire, mais elles n'est plus uniquement
limitée aux réunions de consommateurs. Les kiosques,
qui contribuent pour 1,5 à 2 % du chiffre d'affaires,
proposent tous de mini démonstrations.
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Tupperware
France en chiffres
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Chiffre d'affaires France : 54 millions
d'euros en 2004 |
Autre dispositif mis en place par la marque, les ateliers "savoir-faire" qui ont fait leur apparition fin 2003. Contrairement à la réunion qui dure une heure et demie voire deux heures, l'atelier se déroule sur une heure. C'est en fait un cours de cuisine gratuit à domicile lors duquel on teste des recettes en utilisant les produits Tupperware. En somme, le client n'a plus affaire à une simple démonstration, mais participe de manière interactive à la découverte des produits.
| 6.000
embauches pour la force de vente d'ici fin 2008 |
Aujourd'hui, Tupperware compte en moyenne 400.000 ateliers et réunions par an regroupant à chaque fois une dizaine de personnes. En province le nombre d'ateliers a augmenté de 20 %. Pour répondre à ce développement et augmenter la pénétration de la marque en France, le nombre de conseillères et de monitrices devrait sensiblement augmenter. "De 14.000 en France, leur nombre devrait passer à 17.000 en 2006-2007 et atteindre les 20.000 en 2008", précise Laurent Lecoeuvre, directeur financier. De quoi dynamiser les ventes en France. Hors exportations (site de production à Joué-les-Tours), elles rapportent à Tupperware 54 millions d'euros en 2004, soit 1,5 % de plus chaque année depuis 1999.
Avec Totem, Tupperware
déterre la hache de guerre
Pour augmenter sa proximité avec le public,
Tupperware a mis à l'étude en 2005 un nouveau
projet : le totem. C'est une colonne en carton qui présente
dans une niche un seul et unique produit Tupperware. Le totem
sera placé chez un commerçant, avec un produit
en relation avec son activité. Un fromager proposera
par exemple une cave à fromage. Le commerçant
en question pourra alors lui-même vendre le produit
à des personnes qui n'ont pas le temps d'aller aux
réunions. Commerçant et conseillers tupperware
se partagent alors la commission. "Le déploiement
de totem s'effectuera à partir de la fin de l'année
et surtout début 2006", indique Laurent Lecoeuvre.
Un outil qui permettra à l'entreprise d'être
plus visible dans les grandes villes, des territoires qui
restent encore à conquérir pour la marque.
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Les
recettes du succès
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