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Etre dirigeant d'entreprise, c'est parfois s'engager personnellement à répondre des dettes de l'entreprise. Rajoutez à cela un régime matrimonial défavorable et vous courez peut-être à la ruine en cas de faillite de votre société. Sans parler du régime social ou encore de la rémunération qui, au quotidien, jouent ou pas en votre faveur. Voici donc quelques pistes pour faire les bons choix.
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Suivant le statut juridique de son entreprise, le dirigeant a plus ou moins de responsabilité, et donc d'engagement sur ses biens personnels. Par exemple, le statut d'entreprise individuelle engage l'ensemble du patrimoine du dirigeant qui doit répondre des dettes de la société. "C'est un risque insensé", prévient Maître Patrice Bonduelle, notaire chez Michelez & Associés. "Et la situation est d'autant plus risquée si le dirigeant a opté pour un régime matrimonial de la communauté de biens.
En dehors du régime matrimonial (voir plus loin), il est possible pour le chef d'entreprise de se préserver, notamment en cas de faillite. La loi du 2 août 2003, dite Dutreil, propose ainsi une déclaration d'insaisissabilité de la résidence principale opposable - c'est-à-dire efficace - à partir de sa publication et ce, pour une durée illimitée. Cette déclaration se fait devant notaire et nécessite environ quinze jours avant d'être publiée au bureau des hypothèques. Mais attention : elle n'est pas valable si le dirigeant a créé une SCI pour isoler ses biens immobiliers, ou a opté pour une SARL. "Si vous changez de lieu de résidence, explique le notaire, il faut faire lever cette mesure et faire une nouvelle déclaration pour le nouveau logement. Si l'entreprise est située dans la résidence principale, il faut alors dissocier les deux parties, cela protège en quelque sorte l'entreprise en cas de faillite." |
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L'interposition de l'entreprise entre le dirigeant et les créanciers ne suffit pas toujours à protéger les biens personnels, notamment en cas de dépôt de bilan ou de liquidation judiciaire. |
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Il existe quatre régimes différents : celui de la communauté, de la société d'acquêt, de participation aux acquêts ou encore celui de la séparation de biens.
"Le régime de la communauté est le moins adapté au chef d'entreprise puisque la totalité des biens personnels du couple est accessible aux créanciers professionnels, note Maître Bonduelle. C'est la ruine personnelle en cas de faillite. Ce n'est en tout cas pas le bon choix pour les professions à risques." Il en va de même avec les biens inclus dans une société d'acquêts. Ils appartiennent pour moitié à chacun des époux et sont saisissables par les créanciers professionnels. |
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Hormis le salaire, il existe différents dispositifs permettant au dirigeant d'entreprise, de bénéficier, sous certaines conditions, d'une rémunération complémentaire. L'épargne salariale
L'intéressement L'intéressement est également possible pour les dirigeants d'entreprise de 1 (si ce n'est pas le dirigeant en question) à 100 salariés selon la loi pour la confiance et la modernisation de l'économie datant du 26 juillet 2005. L'accord ou un avenant doit préciser expressément que le dirigeant est inclus dans le champ d'application. Les primes d'intéressement sont plafonnées à 20 % du total des salaires bruts, voire de la rémunération annuelle ou du revenu professionnel imposé à l'impôt sur le revenu au titre de l'année précédente, dans la limite du montant du salaire le plus élevé de l'entreprise. Ces sommes sont soumises à l'impôt sur le revenu mais suivent le régime social de la participation. "Lorsqu'elles sont versées sur un PEE, remarque Maître Gaspard Brulé, avocat au cabinet BMS, elles sont exonérées d'impôt sur le revenu à hauteur de la moitié du plafond de la sécurité sociale, c'est-à-dire 15.534 euros pour 2006." Les dividendes
D'autres systèmes sont exempts de charges sociales : les actions gratuites, stocks options et bons de souscription de créateur d'entreprise. "Les actions gratuites (Loi du 30 décembre 2004, modifiée par le code de commerce) sont distribuables dans la limite de 10 % du capital de l'entreprise", explique Maître Brulé. Elles ne nécessitent pas de dépense pour l'acquisition et sont soumises à des délais d'attribution et d'indisponibilité de quatre ans durant lesquels elles ne sont pas vendables. "Quant aux bons de souscription de créateurs d'entreprise, poursuit l'avocat, ils ne s'adressent qu'aux dirigeants de sociétés ayant moins de quinze ans, détenues à 25 % par des personnes physiques, non cotées ou cotées au marché réglementé et dont la capitalisation boursière est inférieure à 150.000 euros." |
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Du statut de l'entreprise découle également le régime social du dirigeant. Le régime des travailleurs non salariés, dont dépendent les gérants majoritaires de SARL et les entrepreneurs individuels, est aujourd'hui aussi favorable que le régime général des salariés, dont dépendent les gérants minoritaires de SARL ainsi que les présidents de SA. En terme de couverture - allocations familiales,
retraite de base, assurance-maladie et
taux de remboursements des soins et médicaments - les deux statuts se valent.
Le régime général des salariés |
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