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Webmaster, le salarié multiforme
Alors que les formations se structurent, les différents profils de webmestre apparaissent au grand jour. Une hétérogénéité qui correspond aussi bien à la demande des entreprises qu'aux aspirations des personnes.
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30/06/2006
Le webmaster de l'an 2006 n'a plus grand-chose à voir avec celui de la fin des années 1990. C'est un métier qui a énormément évolué et continue à se transformer. Si les premiers webmasters étaient souvent des autodidactes, les formations se sont professionnalisées pour répondre au besoin des entreprises d'obtenir des profils plus rigoureux aux compétences bien affirmées.
Mais derrière cette volonté louable se cache une multiplicité de formations au contenu disparate et qui pourtant revendiquent toutes en sortie des débouchés vers le métier de webmestre. Les formations multimédia accueillent par exemple des informaticiens auxquels sont inculqués les spécificités de la programmation Web. Diplômés, ces informaticiens deviennent parfois l'unique interlocuteur de la communication concernant la stratégie Web dans une PME.
De même, il existe plusieurs formations de webmestre éditorial. Contrairement aux formations multimédia, celles-ci mettent l'accent sur la gestion du contenu, son organisation, sa mise en valeur. Ces diplômés doivent acquérir un sens de la communication, mais aussi des qualités d'ergonome et un goût certain pour le graphisme. Ce type de formation répond bien aux besoins des sites médias, des sites des administrations ou aux sites des entreprises du CAC40, très attachés aux questions de présentation.
Enfin, deux autres formations complètent ce large panel : les diplômes de webdesigner et de webmarketing. Toutes deux peuvent mener à un métier de webmestre grâce à des enseignements de base autour du HTML, du Javascript, du XML et de la culture du Web. L'autoformation et le caractère même de la personne détermineront l'évolution du champ d'action du webmestre. Un communicant né se tournera rapidement vers des tâches de chef de projet tandis qu'un informaticien chevronné obtiendra plus facilement une place de responsable technique.
| Une part du métier comporte aussi des tâches répétitives |
Outre les aspects gestion de projet, le métier comporte de nombreuses tâches répétitives de production : mise en ligne, préparation de contenu, traque du code source erroné… En étant l'homme à tout faire, le webmestre devient aussi la cible principale lorsqu'un projet Web prend l'eau. Ce poste à responsabilité est en effet à mi-chemin entre le marketing, la communication et l'informatique.
Encore aujourd'hui, on retrouve trois types de webmestres : l'indépendant, le salarié et le chef de projet en agence de développement Web. Dans le premier et le deuxième cas, les projets se suivent et ne se ressemblent pas, ce qui permet de varier les situations et d'approfondir sa connaissance des outils.
En revanche, le webmestre ne peut pas suivre sa création de bout en bout. Le salarié, lui aura plus de temps pour mener à bien des projets d'enrichissement du site mais sera amener à effectuer un travail plus routinier.
De plus en plus, le webmestre sera d'ailleurs amené à se coordonner avec le département informatique qui cherche à webifier le plus d'applications possibles. Il devra alors veiller au respect des normes Web, de la charte graphique, à l'intégration des applications dans l'intranet et à la gestion de la documentation.
N'étant ni technicien, ni graphiste dans l'âme, c'est aussi au webmestre d'apprendre à faire faire plutôt qu'à faire. Il apporte en revanche à l'entreprise sa connaissance du monde Internet, et pratique une veille de tous les jours aussi bien technique que graphique. Il doit être moteur des nouveaux projets et savoir impliquer chacun des intervenants pour s'assurer de la réactivité de l'entreprise sur la Toile.
Yves DROTHIER, JDN Solutions ...
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