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Marc Montaldier
Président
Mobile Marketing
Association France | | Marc
Montaldier "Les
annonceurs sur mobile sont à 80 % des fournisseurs de contenus mobiles"
La Mobile Marketing
Association France réunit l'ensemble des acteurs du mobile. Son président évoque
les usages et les perspectives de développement de l'Internet mobile, depuis
l'ouverture à la publicité jusqu'à la naissance d'une offre de sites en
dehors des portails des opérateurs.
(01/02/2007) |
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JDN.
Plusieurs associations représentent les professionnels du mobile. Quelle est la
spécificité de la Mobile Marketing Association (MMA) ? Marc Montaldier. La polyvalence. MMA
France regroupe tous les acteurs représentés dans les autres associations. Il
y a notamment le Geste, représentant les éditeurs, l'association tri-opérateurs
SMS+, qui s'occupe des services premiums en SMS+ et MMS+ (surtaxés), et l'AFMM,
regroupant les trois opérateurs et quelques prestataires et gérant le service
Gallery. La MMA traite de tout cela. Mais
ce côté généraliste ne vous empêche-t-il pas d'entrer dans les détails des différentes
problématiques du secteur ? Non, car nous avons des commissions
spécialisées sur des sujets précis, comme le développement du marché, les standards
publicitaires, la déontologie ou les relations avec les opérateurs.
A quoi sert cette dernière commission
? A permettre aux différents acteurs du secteur de discuter
directement avec les trois opérateurs. Environ 60 % de nos 47 membres sont des
facilitateurs et des agences. Quand ils ont des remarques à faire aux opérateurs,
ils n'hésitent pas. Les discussions sont parfois houleuses ! Quels
sont les grands débats actuels impliquant les agences et les annonceurs ?
Chez les annonceurs, il y a un paradoxe. D'un côté, ils sont toujours plus demandeurs
pour faire des campagnes sur mobile, mais de l'autre, ils ne participent pas à
nos associations. Par exemple notre "collège annonceurs" n'en compte qu'un, BNP
Paribas. De leur côté, les agences essaient d'avoir plus de clients annonceurs
"mortars". Car pour le moment, il faut bien avouer que les annonceurs sur mobile
sont à 80 % des fournisseurs de contenus mobiles. Et
quelle est la position des opérateurs sur cette question de la publicité ?
Ils prennent conscience que la publicité sur mobile va se développer, et qu'elle
représentera une part importante de leurs revenus. Nous pensons qu'ils doivent
renouveler leur modèle économique et faire baisser en contrepartie le prix des
forfaits. Mais ils semblent assez réticents
à l'idée de s'ouvrir davantage à la publicité... C'est vrai,
mais nous espérons qu'ils évolueront. Il y a entre 40 et 50 espaces potentiels
sur un portail opérateur pour de la publicité, sans compter les interstitiels
entre les pages. Quel est l'état du marché
de l'Internet mobile (Wap et i-mode) ?
 |  | Gallery
a été positif pour la structuration de l'Internet mobile" |
| Seul un abonné mobile sur quatre va sur des sites Internet
mobiles, selon les données de l'Arcep. C'est décevant en proportion mais pas en
valeur absolue car cela fait quand même 14 millions de personnes. Si l'on raisonne
en audience pour le marché publicitaire, c'est davantage par exemple que ce que
peut proposer un quotidien ! Et c'est beaucoup moins cher pour l'annonceur.
Comment faire pour augmenter cependant cette proportion
de 25 % ? Cela dépend d'abord du parc de téléphones portables
2,5G et 3G. L'Internet mobile se développera mécaniquement avec le renouvellement
du parc actuel. Mais les opérateurs doivent aussi communiquer davantage sur leurs
offres. Aujourd'hui, l'Internet mobile en
France ne regroupe que des sites Wap et i-mode. A quand un accès vers "le grand
Web" ? Le Web accessible sur mobile ? Je suis sceptique. Pour
l'instant ce n'est pas la tendance. Car la deuxième version du Wap, basée sur
le XHTML, permet de fabriquer des sites mobiles de très bonne qualité.
Le développement de l'Internet mobile n'est-il pas
freiné par le contrôle, direct ou indirect, des opérateurs ?
Non, il n'y a pas de volonté de leur part. D'ailleurs, le portail Gallery a été
positif pour la structuration de l'Internet mobile, car il facilite le référencement
des sites. Le revers de la médaille est que cela ferme la porte à ceux qui ne
veulent pas être sur cet annuaire. Mais il est vrai que Gallery, contrôlé par
les trois opérateurs à travers l'AFMM, n'engage pas à l'originalité des contenus
puisqu'il impose le respect d'une charte de parution plutôt stricte. On peut néanmoins
le comprendre puisque les opérateurs sont juridiquement responsables du contenu.
Le principal frein, à mon avis, vient du fait que les abonnés sont encore la "propriété"
des opérateurs, qui ne communiquent pas aux agences ou éditeurs les données sur
les abonnés, notamment leurs numéros de téléphones.
Gallery, et plus largement les portails des opérateurs,
sont le passage obligé vers l'Internet mobile. Pourquoi l'Internet mobile "hors
portail" n'est-il pas plus développé ? Il faut comprendre
que les opérateurs ont trois modèles économiques : le trafic, le contenu premium,
et la publicité. Avec le off portal, [c'est-à-dire l'accès direct via l'url,
un moteur de recherche ou d'autres moyens directs aux sites absents de Gallery
et des portails, ndlr], ils perdent les revenus du premium et de la publicité.
En revanche, les annonceurs y trouveraient leur compte et les facilitateurs un
nouveau souffle. Il faudra bien que les opérateurs s'adaptent. Que pensez-vous
du .mobi ? Beaucoup de membres de la MMA pensent que c'est
une coquille vide, étant donné que l'Internet mobile est accessible principalement
depuis Gallery. Mais cela peut avoir son intérêt pour le off portal. |
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Propos recueillis par Baptiste RUBAT du MERAC, JDN |
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