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INTERVIEW
 
Responsable des Solutions Grandes Entreprises
Equant/Groupe France Télécom
Barbara Dalibard
"Nous allons consolider le business model d'Equant autour de ses compétences-clés"
La filiale de France Telecom a bâti une nouvelle stratégie autour du développement de services intégrés de communication : mobilité, réseaux d'accès DSL, solutions voix dont VoIP, outsourcing... Le spécialiste des produits réseaux et services de transmission de données réorganise ses prestations autour de cinq grands axes : conseil, gestion de projets et de services, intégration de services et services administrés. Pour Barbara Dalibard, membre du "ComEx" (comité exécutif) de France Télécom, Equant doit affiner son positionnement pour répondre aux nouvelles problématiques réseaux et transmissions de données de ses clients, essentiellement des multinationales.14 janvier 2004
 
          
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JDN. Que reflètent les grandes inflexions stratégiques d'Equant ?
Barbara Dalibard. Il s'agit d'une étape supplémentaire dans la transformation d'Equant après son rachat par France Télécom il y a trois ans. Au cours des six premiers mois de l'année 2003, nous nous sommes concentrés sur la restructuration d'Equant et son efficacité opérationnelle et financière. Equant est parvenu à optimiser l'ensemble de ses ressources, ce qui se traduit par une amélioration notable de ses résultats financiers. Maintenant, nous commençons à générer du cash. Nous allons consolider le business model d'Equant autour de ses compétences-clés tout en proposant à nos clients à l'international de nouveaux services dans les couches supérieures du réseau.

Les comptes 2003 d'Equant sont en cours de bouclage. Dans les grandes lignes, allez-vous respecter vos engagements financiers ?
Nous maintenons les objectifs communiqués au marché pour l'année 2003 [NDLR : En octobre 2003, Daniel Caclin, PDG d'Equant, évoquait une "augmentation significative" du résultat d'exploitation avant amortissements et charges exceptionnelles]. Pour des raisons de communication financière, je ne peux pas en dire plus.

La restructuration d'Equant est-elle réellement achevée ? Selon la CFTC, Equant France pourrait lancer fin janvier un nouveau plan de sauvegarde de l'emploi portant sur 10% de ses salariés...
Nous avons démenti ce point. En effet, conformément aux termes de l'accord sur l'emploi du 5 juin 2003 signé par le Groupe France Télécom et les organisations syndicales CFDT, CFTC, CGC et FO, Equant France SA présentera lors du comité d'entreprise du 29 janvier les prévisions d'évolutions d'effectifs en France en 2004 et les projets de réorganisations internes. Aucun plan social n'est envisagé. Les éventuels impacts sur l'emploi seront traités dans le cadre de mobilités internes, prévu par l'accord du 5 juin 2003.

Quels besoins des clients en services réseaux avez-vous identifiés ?
Je vois trois grandes tendances se dégager : les MPLS (Multi Protocol Label Switching), la voix sur IP et l'usage des services mobiles professionnels.

Percevez-vous une relance de la demande de produits réseaux et de services de transmission de données ?
En volume, la consommation d'outils de communication croît toujours de façon importante. Pour l'année 2003, on observe une hausse de 20-25% en volume sur la data en France. Parallèlement, à travers l'analyse des données du Syntec*, nous avons observé une réduction importante des investissements dans le domaine informatique au premier semestre 2003. Au deuxième semestre, j'ai senti mes interlocuteurs plus optimistes, notamment dans les SSII.

Sur quelles zones géographiques Equant développe-t-elle le plus ses activités ?
La moitié des sièges des multinationales se trouvant aux Etats-Unis, nous sommes très actifs dans cette zone mais également en Europe et en Asie, où nous estimons avoir des atouts importants.

Quelle est votre implication en France ?
Nous recensons 300 clients grands comptes pour le groupe France Télécom, ce qui représente 15 000 entreprises et 215 000 établissements. Nos parts de marchés varient en fonction des gammes de produits mais, en général, nous affichons des taux situés entre 60 et 70%. C'est le cas pour les MPLS dédiés au segment grandes entreprises.

Quels grands contrats récents en provenance de grands groupes français avez-vous remportés ?
En février 2003, France Télécom et Equant ont signé un contrat avec le groupe Total qui porte sur l'interconnexion des 1.500 sites du groupe, répartis sur 75 pays, via un réseau privé virtuel mondial avec la solution Equant IP VPN. Le déploiement du réseau nommé "Contact" prévoit le raccordement de l'ensemble des sites en dix-huit mois. En avril 2003, France Télécom a annoncé la signature d'un contrat avec EDF-RTE (Réseau de Transport d'Electricité) qui porte sur l'hébergement sécurisé de son front office.

Les marchés publics vous intéressent-ils également ?
Nous fournissons beaucoup de services de télécommunications comme des outils intranet à différents ministères (Justice, Santé, Défense, Finances et dernièrement l'Agriculture) mais aussi à la Direction générale des douanes. Dans le domaine des services de l'administration, nous avons récemment remporté un appel d'offres auprès de l'Ursaff de Paris et de la région parisienne pour monter une solution voix pour centre d'appels.

Quel type de projets de voix IP voyez-vous apparaître ?
Il faut distinguer téléphonie sur réseaux IP et l'équipement local type PABX (Private Automatic Branch Exchange) et IPBX. Le problème du passage en voix sur IP est la gestion pour les clients du renouvellement de leur parc PABX. Il s'agit donc d'une migration contrôlée liée à la mise en oeuvre de ces nouveaux équipements. La priorité est fréquemment donnée au trafic interne des groupes, ce qui représente souvent 20% du trafic de télécommunication et n'est pas négligeable. Pour les besoins propres d'Equant, nous avons installé une trentaine de sites connectés en voix sur IP et vidéo-conférence.

Dans le domaine de la mobilité, quels premiers services professionnels de convergence GPRS-WLAN voyez-vous apparaître ?
Il existe un programme transversal au sein du groupe France Télécom dédié au nomadisme. De plus, nous avons des exemples de convergence au sein du groupe. Par exemple, à l'occasion d'un appel d'offres de l'Etablissement Français du Sang (EFS) sur la flotte de mobiles et la connexion nomade à l'Intranet, France Télécom a proposé la solution PC entreprise avec un accès via Internet en IP Sec et a amélioré le coeur de métier du client, à savoir la collecte et la distribution de sang.

Dans votre champ d'activités très large, qui identifiez-vous comme concurrents directs ?
Ce sont des groupes comme AT&T, BT, Global Services ou Infonet à l'international. En France, on rencontre des concurrents comme Cegetel ou LDCom.

La concentration est-elle inéluctable ?
Il est clair qu'en France, un certain nombre d'opérateurs n'ont pas atteint une taille critique. Le fait d'être capable de proposer aux clients des portefeuilles de produits et services complets, du conseil jusqu'au déploiement et de bout en bout, nécessite des investissements que tous les acteurs ne font pas.

Quel est votre site d'information favori ?
Je lis beaucoup la presse écrite et consulte quelques sites Internet d'analystes et médias.

Quel est votre site favori en fonction de votre centre d'intérêt ?
Généralement, je commence mes recherches à partir de Google. J'utilise beaucoup Internet pour la préparation de voyages familiaux. J'effectue également des recherches immobilières sur Internet. J'ai trouvé que le site de l'agence immobilière Le Bec dans le Morbihan était extrêmement bien fait.

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Quelle est votre application haut débit favorite ?
Je regarde beaucoup mes enfants, qui sont adolescents, passer leur temps à surfer sur le Net et à discuter via messagerie instantanée. Ce n'est pas dénué d'intérêt d'observer leurs comportements et leurs usages. En effet, nos enfants sont les clients de demain. Dans le cas d'Equant, 3.000 techniciens se servent d'une version professionnelle de messagerie instantanée que nous avons développée.

*La fédération Syntec rassemble l'ensemble des "métiers du savoir" (ingenierie, services informatiques, études et conseils, formation professionnelle...)

Les résultats T3 2003 d'Equant
Critères
Résultats (en millions de dollars)
Chiffre d'affaires Total
712
(- 2,6% par rapport à T3 2002)
Partie "network services"
403,5
Partie "integration services"
110,3
Contrat Sita*
146,4
Autres
51,7
Source : Groupe France Télécom - Octobre 2003 - Données non auditées.
* Sita Business Unit : partie spécifique de la division markets & sales d'Equant créé en juin 2001
 
Propos recueillis par Philippe Guerrier

PARCOURS
 
Barbara Dalibard, 44 ans, fait partie de la promotion de l'Ecole Normale Supérieure de 1977 et est agrégée de mathématiques – Télécom Paris en 1982. La même année, elle débute sa carrière chez France Télécom où elle a occupé différentes fonctions de management dans le domaine commercial et en particulier sur le marché des entreprises et des grands comptes. En 1998, elle rejoint la société Alcanet International SAS, une filiale du groupe Alcatel, en qualité de président. Un an plus tard, Barbara Dalibard intègre Alcatel CIT pour prendre le poste de directeur commercial nouveaux opérateurs puis directeur commercial France. Début 2001, elle retourne dans le groupe France Télécom en prenant les fonctions de directeur du marché entreprises Orange France et vice-président Orange Business pour le groupe. Début 2003, elle rejoint l'équipe dirigeante de Thierry Breton, PDG de France Télécom, en tant que responsable des Solutions Grandes Entreprises.

   
 
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