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Philippe Jannet,
directeur des éditions électroniques
Les Echos
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Le quotidien économique Les Echos, rattaché au groupe britannique Pearson, vient de présenter la nouvelle version de son site, orientée vers la personnalisation de l'information et des services. Philippe Jannet, directeur des éditions électroniques, décrit les nouvelles fonctionnalités mises en place pour aboutir à "un site de référence sur l'économie et les finances".
Propos recueillis par Philippe Guerrier le 16
novembre 1998 .
Stratégie Internet : Quelle est la stratégie Internet des Echos ?
Philippe Jannet : Dès l'origine, notre intention sur le Net était d'aller beaucoup plus loin dans l'information en essayant de b’tir un "business model" sur la publicité et l'abonnement. L'idée fondamentale du site est d'être une référence dans le domaine économique et financier en France mais aussi au niveau international en langue française.
Quelles sont les nouveautés du site ?
On peut classer les nouvelles fonctions en trois familles. Tout d'abord,en partenariat avec Voila de France Télécom, nous avons installé un moteur de recherche dédié à l'économie et aux finances. L'objectif est de cibler l'information requise et de fournir une information de qualité dans ce domaine. Deuxième famille de nouveautés, c'est la personnalisation, notamment avec un produit développé avec Itinéris. Il permet de faire de l'alerte boursière par mail et surtout sur l'écran d'un téléphone portable. Par exemple, si un client veut les dernières informations qui viennent de tomber sur telle entreprise, il les recevra directement sur son mobile. Parallèlement, au début de l'année prochaine, les internautes pourront personnaliser la home page des Echos en fonction de leurs centres d'intérêts. Troisième axe : le contenu à part entière. Avec la possibilité de voir les indices boursiers en temps réel de la plupart des grandes places financières du monde (sauf Tokyo, nldr) et les cotations des cours en léger différé. L'internaute peut également visualiser un porte-monnaie boursier fictif de différentes valeurs prises sur différentes places financières et voir son évolution presque instantanément. Il est possible également de consulter les offres d'emplois de différentes publications économiques européennes (le Handelsblatt en Allemagne, le Financial Times à Londres...) ou de se repérer grâce à un système de cartographie dans les 337 plus grandes agglomérations françaises.
Quelles sont les informations placées en accès payant ?
Outre l'édition électronique quotidienne, nous avons placé 1 million et demi de bilans d'entreprises françaises et 12 000 de sociétés internationales et la base de données sectorielles de l'Insee. Les archives des sept dernières années des Echos sont disponibles également en accès payant mais aussi les biographies de 60 000 dirigeants d'entreprise. De plus, nous proposons un service sur l'ensemble des aides européennes au développement et à la création d'entreprise. Ce sont des informations à valeur ajoutée, éminement stratégiques. Je crois qu'il faut être réaliste. L'Internet ne peut le domaine du tout gratuit. Aujourd'hui, on peut dire que 30% du site est payant et 60% est gratuit.
De combien d'abonnés disposez-vous sur le Net ?
2500. Mais il faut faire la part de ceux qui ont un abonnement sur l'année, de ceux qui achètent ponctuellement une édition électronique et de ceux qui ont adopté le système "pay per view". De plus, nous avons signé un accord de partenariat avec Wanadoo et CompuServe, qui facturent directement les consultations sur notre site à leurs clients. D'autre part nous avons des entreprises qui ont souscrit à un abonnement et il est difficile de savoir combien de personnes de ces entreprises se connectent sur notre site.
Pourquoi vendre une édition électronique des Echos à 7 francs, soit le même prix que le journal papier, alors que les coôts de distribution sur le Net sont moindres ?
Il y avait, de la part de la maison, une crainte de cannibalisation de la version papier par la version online. La seconde raison est que l'on a une TVA à 20,6 % sur les éditions électroniques alors qu'elle est à 2,10 % pour le papier. Ca coôte de l'argent de faire une version HTML. On ne peut pas dire qu'aujourd'hui la version électronique est moins chère. Elle le sera quand il y aura davantage de consultations. Sur nos éditions électroniques, il y a 12 personnes dont deux qui travaillent à plein temps.
Actuellement, quel est le nombre de visites sur le site ?
Nous avons 55 000 consultations quotidiennes par jour ouvré et 12 millions de pages lues chaque mois. La fréquentation du site augmente tous les mois de 10 %.
Quels revenus tirez-vous de la publicité ?
Cette année, nous devrions dégager un chiffre d'affaires publicité de 3,8 millions de francs. C'était 1,2 million l'année dernière. Le nombre de pages vues avec publicité par mois est de l'ordre de 3,8 millions. Le chiffre d'affaires mensuel de la publicité a quasiment triplé depuis le début de l'année. Nous disposons également de trente à quarantes annonceurs. Ca nous rend plutôt optimiste.
Redoutez-vous la concurrence ?
Nous attendons avec impatience la prochaine version du site de la Tribune. Nous, on a de la chance d'avoir pris de l'avance. Pour l'instant, il y a un écart assez net en faveur des Echos. On regarde de très près ce que font par exemple le Wall Street Journal ou le Handelsblatt. Je crois que nous avons un site assez complet. Il nous manque peut-être un effort auprès des PME et PMI mais on va y remédier. Nous gardons également un oeil sur les grandes banques qui vont donner, elles aussi, de l'information financière.
Quel sont vos sites d'information préférés ?
Celui des Echos pour le travail bien sûr mais aussi des sites aux Etats-Unis comme la dernière version de e-trade. Je trouve que le site de The Economist est de bonne qualité. Pour les loisirs, j'aime beaucoup ce qui est sur rhum.org pour la route du Rhum mais aussi le site de Fluide Glacial. Je passe beaucoup de temps sur le Net.
Qu'avez-vous acheté sur le Net ?
Des CD sur MusicBoulevard, des jouets pour mon fils sur le site du grand magasin de jouet Faoschwarz à New York et à San Francisco. Je regarde pas mal ce que fait Degriftour sur le Net et les mises aux enchères de Nouvelles Frontières. Ma seule déception est que certains sites américains ne précisent pas le lieu de livraison.
Qu'aimez-vous sur le Net ?
Ce que je trouve dément, c'est qu'on trouve tout sur n'importe quoi . Il faut être un peu patient mais on y arrive. Ce qui m'impressionne le matin, c'est de voir le nombre de personnes qui nous ont contactées via le mail.
Qu'y détestez-vous ?
Les webs qui sont faits par des gens qui ne connaissent pas Internet. Tant que l'on ignore dans quelle condition un utilisateur se connecte, on ne sait rien. J'en ai assez des sites conçus avec des techniques avancées mais qui plantent dès la connexion. En gros, ce que je déteste, ce sont les sites qui ne sont pas faits pour les utilisateur.
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Web Les Echos :
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www.lesechos.fr
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Mail Philippe Jannet :
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pjannet@lesechos.fr
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Les partenariats pour les nouveaux contenus :
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- Les offres d'emplois européennes : Financial Times, Handelsblatt, Il Sole
- Plans d'accès des villes en partenriat avec A.D.D.E
- Les aides européennes avec Eurofinder
- Les bilans des entreprises avec S.C.R.L
- Les biographies des principaux dirigeants avec Executives
- La base de données sectorielle avec l'INSEE
- Différents indices économiques avec l'agence Idé
- Les alertes personnalisées sur téléphone portable avec Loft Itinéris
- Moteur de recherche économie/finance avec Voila de France Télécom
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Spécificité technique :
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développment : ATOS, Les Echos, Planète Soft, IBM, Virtual Télécom, Digital
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au Webmaster
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