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JDNet.
Retracez-nous l'historique de Pharnet...
Daniel Muller.
J'ai découvert Internet en tant que pharmacien en 1996
et j'ai tout de suite compris l'intérêt de ce
média pour ma fonction professionnelle. Internet pouvait
en effet parfaitement remplacer les supports "papier"
qui vieillissaient. Il est apparu comme un outil parfait pour
stocker des informations, tout en étant facilement
utilisable par les pharmaciens qui étaient déjà
fortement informatisés. En plus, avec les deux autres
co-fondateurs de Pharmapro, la société qui édite
Pharnet, la perspective du e-commerce nous a immédiatement
intéressée. Nous avons donc créé
cette société au printemps 97 et des développeurs
ont mis au point, en interne, une technologie fonctionnelle
pour rendre la commande des pharmaciens auprès des
laboratoires la plus simple possible. L'avantage du site Pharnet,
c'est que c'est un outil réalisé par, et au
service, des pharmaciens. Il n'y a pas de contenu inutile.
L'utilisation a été voulue la plus simple possible.
Quelle est votre audience ?
Notre cible, ce sont les pharmaciens francophones partout
dans le monde. Nous avons des abonnés au Burkina-Faso,
au Japon, au Brésil, en Argentine. Tous ces gens ont
accès à l'information mais la commande reste
limitée aux seuls pharmaciens français. Nous
sommes agrémentés par le "Réseau
Scientifique et Social" qui assure la sécurisation
des échanges d'information dans le domaine de la santé.
C'est en fait un gigantesque intranet qui est géré
par Cegetel.
Quel
type de contenu peut-on trouver sur Pharnet ?
C'est une mine d'information sur les médicaments, c'est
une véritable banque de données mondiales. Nous
avons intégré des sources mises au point auparavant
comme la BIAM ou le Vidal. Dans le même temps, nous
avons aussi créer des documents de A à Z. Par
exemple, les informations concernant la vaccination et la
prophylaxie du Paludisme ont été réalisées
en interne. Parallèlement, nous travaillons avec des
partenaires comme Pasteur-Mérieux.
Mais nous ne croyons pas aux liens. Soit les informations
sont sur le site, soit elles sont à d'autres URL.
Et comment
cela se passe au niveau de la commande ?
Pharnet a vocation à être une interface, un lien
avec les laboratoires. Si le gabarit de livraison ou les frais
de port peuvent varier, en revanche, notre mode opératoire
reste toujours le même. D'une manière générale,
80% des commandes sont passées auprès des grossistes :
OCP, Alliance
Santé et la SEMP.
Cela représente un chiffre d'affaires d'environ 100
milliards de francs. Les 20% restants, ce sont les commandes
directes auprès des laboratoires. Pour l'instant, nous
travaillons uniquement en direct avec une vingtaine de laboratoires
mais nous sommes en discussion avec les grossistes qui nous
ont longtemps vu comme des ennemis et qui commencent à
changer d'avis...
Quel
est votre modèle économique ?
Une première source de revenus, c'est la rémunération
sur les informations que l'on véhicule sur notre site.
Par exemple, pour un nouveau médicament qui sort, le
laboratoire nous donne les conseils pertinents que les pharmaciens
pourront réutiliser pour convaincre leurs clients.
Nous gagnons de l'argent sur la mise en ligne de ces informations.
D'autre part, nous prenons une commission sur les commandes.
Enfin, il y a les cotisations des pharmaciens. Pour s'abonner,
il faut débourser 200 francs par an. Nous avons aujourd'hui
environ 700 personnes qui cotisent. Nous avons réalisé
un chiffre d'affaires de 80 millions de francs en 2000 et
la société mère, Pharmapro, réalise
désormais des sites et propose sa technologie. Nous
sommes en train de devenir une sorte de SSII.
Quels
sont vos objectifs pour 2001 ?
Nous allons développer la partie grand public, même
si c'est relativement coûteux. Nous ne sommes pas en
position de start-up. Nous sommes bénéficiaires
depuis 1999. Nous avons commencé par nous doter d'un
financement très important en fonds propres pour se
donner les moyens de se développer sur quatre ans.
Maintenant, nous réfléchissons à une
levée de fonds pour passer à la vitesse supérieure
mais nous ne voulons pas céder aux délires de
l'Internet. L'objectif cette année est d'être
très présent dans la profession et de développer
des partenariats directs. Nous travaillons d'ailleurs déjà
avec Merck
ou 3M.
Que
préférez-vous sur Internet ?
Cette capacité à avoir, à la fois, un
lieu de mémoire et d'archivage, tout en ayant une mise
à jour facile.
Que détestez-vous sur Internet ?
Quand cela ne marche pas ! D'une manière générale,
je n'aime pas surfer. On ne sait jamais où l'on va,
ni d'où l'on vient. Généralement sur
1 heure, il y a 5 minutes intéressantes et 55 minutes
épouvantables. On trouve des sites qui ont les deux
tiers de leur contenu sans aucun intérêt.
Achetez-vous sur internet ?
En ce moment, je choisis mon matériel informatique
personnel sur Internet. Le site de Dell est très bien
pour cela. Je choisis aussi mes avions, mes hôtels et
je gère mes comptes bancaires sur Internet.
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