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JDNet. Comment est né Anena.org ?
François Sivardière.
Nous avions
cette idée depuis trois ans mais le manque de
moyens nous empêchait de mener à bien le
projet. En début d'année, nous avons réussi
à récolter des fonds supplémentaires
pour l'association ce qui nous a permis de mettre en
oeuvre le projet. Le site, dont une partie de la réalisation
a été confiée à la société
grenobloise Elise, a ouvert le 15 avril. Il est encore
incomplet même si le néophyte en matière
d'avalanche pourra y apprendre des choses importantes.
Nous avons également pu mettre quasiment en intégralité
tous les textes juridiques concernant les avalanches.
C'est un outil très intéressant pour les
journalistes ou pour les étudiants. D'ici novembre,
nous devrions étoffer les rubriques en proposant
une large palette d'informations commes des cartographies
du risque d'avalanches ou des modules pédagogiques
sur le déclenchement des avalanches.
Ce
site a dû coûter de l'argent à une
association limitée en moyens comme la vôtre.
Etait-ce vraiment vital de s'atteler à ce type
de projet?
Non, ce n'était pas impératif. Mais cela
facilite grandement notre mission qui est d'informer
le plus large public possible sur les dangers des avalanches.
Sachant que la majorité des victimes lors ce
ce type de catastrophe sont des particuliers qui méconnaissaient
le danger [26 personnes sont mortes dans des avalanches
depuis le 1er octobre 2000 en France, NDLR] Internet
permet donc de regrouper toute l'information sans être
limité en taille, comme sur une brochure par
exemple, et surtout de diffuser à une audience
large. Ce n'est pas négligeable pour l'objectif
que nous poursuivons.
A
quelle fréquence le site sera-t-il rafraîchi
?
Ce sera fait normalement de façon hebdomadaire
dès cet hiver. Nous ferons un point sur la semaine
en montagne et nous donnerons des conseils pratiques
adaptés. En cas d'avalanche, nous ferons également
systématiquement un point de la situtation. Les
journalistes auront également accès à
des données ou à des graphiques sur le
nombre d'avalanches depuis le début de l'année.
Vous devez également faire connaître le
site. Avez vous imaginé déjà des
partenariats avec, par exemple, des voyagistes en ligne
ou des sites dédiés à la glisse?
Pas pour l'instant. Nous avons quelques échanges
de liens avec les fédérations de sports
d'hiver ou avec Météo France mais rien
de plus. En revanche, nous comptons éventuellement
fournir des rubriques sécurité à
d'autres sites. Certains sites ont en effet tendance
à transformer la réalité en matière
de sécurité. Nos infos sont rédigées
par des professionnels et sont donc certainement plus
fiables.
Est-ce
que vous songez à mettre de la publicité
sur votre site?
A terme, pourquoi pas ? Si nous pouvons amortir ainsi
une partie des charges de fonctionnement, c'est une
opportunité à saisir. Mais nous ne deviendrons
pas un placard publicitaire. Ce sera surtout des publicités
pour des produits dans le domaine de la sécurité.
Rien de plus.
La
technologie ouvre-t-elle de nouvelles perspectives en
matière de prévisions des avalanches ?
Il y a des initiatives intéressantes dans le
domaine grâce à Internet. Un inventeur
a par exemple mis au point un capteur qui détecte
les avalanches et envoie automatiquement un message
à l'ingénieur proche de la zone. Il y
a également des tentatives pour envoyer des messages
d'alertes sur une montre. Ces technologies mobiles constituent
une réelle avancée en la matière.
Mais nous n'avons pas vocation et surtout pas les moyens
de nous impliquer dans ce type de projet. Nous ne sommes
pas un laboratoire. Notre mission est avant tout d'informer
Qu'est
ce que vous aimez sur Internet?
La
profusion d'informations. Notamment pour organiser des
vacances à l'étranger. Avec Internet,
on peut désormais obtenir des informations riches
et denses sur des pays lointains. Ce qui était
impossible avant.
Qu'est
ce que vous n'aimez pas sur Internet?
Les
sites où l'on ne s'y retrouve pas. Je pense à
certains portails, que j'ai récemment visités,
où toute l'information était regroupée
sur la page d'accueil. On n'y comprenait plus rien.
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