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Externalisation, délocalisation, offshore... Peu importe le terme employé, le transfert vers les pays émergents d'une partie des activités high-tech européennes semble inéluctable. Et Gartner ne voit pas vraiment ce qui pourrait inverser la tendance : l'année dernière, le marché de la délocalisation dans le secteur IT européen a progressé de 3,1 %. D'ici 2007, sa croissance annuelle pourrait atteindre les 8 %.
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Europe : les pays et zones à l'origine des contrats de délocalisation IT
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Rang
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Pays-zones |
Part de marché
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1
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Royaume-Uni |
35,0 %
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2
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Allemagne-Suisse-Autriche |
22,8 %
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3
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France |
12,8 %
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4
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Italie |
7,7 %
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5
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Europe du Nord |
7,2 %
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Derrière ces constats économiques se logent deux réalités industrielles bien plus marquantes. Dès l'année prochaine, en 2005 donc, 30 % des grandes entreprises IT européennes devraient avoir entrepris de délocaliser une partie de leurs activités. Sur le front de l'emploi, Gartner estime quà l'horizon 2010 plus de 25 % des postes du secteur européen de la high-tech seront transférés vers des pays émergents, notamment l'Inde, la Chine et la Russie.
En attendant ces perspectives, toujours selon l'étude réalisée par Gartner, 2003 est une année à marquer d'une pierre blanche dans la stratégie de délocalisation des entreprises européennes. Quinze contrats de délocalisation d'une valeur dépassant le milliard de dollars ont été signés l'année dernière dans les pays occidentaux. Sur ces quinze grands contrats, dix émanent de grandes entreprises européennes de la high-tech. Entre 1989 et 2002, l'Europe n'était à l'origine que de quatorze signatures de cette taille. On mesure l'accélération.
Cette logique de délocalisation devrait surtout agiter les entreprises britanniques. L'étude estime que le Royaume-Uni sera cette année à l'origine de 35 % des contrats de délocalisation. La France devrait, elle, représenter près de 13 % du marché européen.
Gartner estime enfin que les dix futurs Etats membres de l'Union européenne
ne devraient jouer qu'un rôle secondaire sur le marché
de la délocalisation, l'Asie continuant d'être la zone
d'atterrissage la plus attractive. Au cas par cas, grâce à
leur proximité géographique et linguistique, les dix
nouveaux pays de l'UE pourront néanmoins se positionner sur
des segments d'activité.
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