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CARRIERE
 
29/09/2004

C'est le management qui crée le niveau d'engagement

La majorité des salariés européens s'avouent peu impliqués dans leur travail. L'exemplarité de la direction et la gestion des compétences sont montrées du doigt.
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  Cabinet Towers Perrin

A l'aube des départs en retraite de la génération du baby-boom, la question se pose quant à la relève. Et face à la reprise attendue du marché du travail, les entreprises risquent de devoir faire face à quelques difficultés de recrutement, mais aussi de fidélisation. Selon une enquête menée par Towers Perrin, auprès de 15 000 salariés travaillant dans les secteurs publics et privés, l'engagement des Européens dans leur travail reste plus que modéré.

L'engagement des salariés européens (source : Towers Perrin 2004)
Pays
Engagement      fort      modéré
Europe 
  15 %
  65 %
Allemagne 
  23 %
  63 %
France 
  14 %
  68 %
Royaume Unis
  14 %
  65 %
Pays-Bas 
  12 %
  71 %
Italie 
  11 %
  67 %
Espagne 
  11 %
  62 %

Au total, seuls 15 % des salariés européens se disent fortement engagés, c'est-à-dire motivés par leur travail et prêts à en faire plus. Seule l'Allemagne sort légèrement du lot avec 23 % des salariés fortement engagés. La France se contente, elle, d'un score de 14 %, tout juste sous la moyenne européenne.

L'engagement en demi-teinte des Européens dans leur travail risque d'être à l'origine du forte volatilité sur le marché de l'emploi. Parmi les salariés "moyennement engagés" (65 % des troupes), trois sur cinq envisagent de changer de travail. Et parmi les "salariés désengagés" (20 %), la proportion passe à quatre sur cinq. En conséquence, la reprise économique pourrait bien déclencher de forts mouvements inter-entreprises.

Ce fort niveau de désengagement s'appuie, selon l'enquête, sur différents paramètres liés avant tout au management et à la direction de l'entreprise. Les critères d'engagement, ou de désengagement, les plus souvent avancés par les salariés européens sont, dans l'ordre, l'intérêt de la direction pour leur bien-être (jugée effective par seulement 29 % des salariés), la possibilité de développer les compétences et, enfin, l'exemplarité de la direction (qui n'est réelle que pour 34 % des répondants).

France versus Europe : aux yeux des salariés, le premier levier...
(source : Towers Perrin 2004)
.
En France
En Europe
...d'attraction
Le salaire de base compétitif
L'équilibre vie privée / vie professionnelle
...de rétention 
Les opportunités de carrière
Les managers qui inspirent l'enthousiasme de travailler
...d'engagement 
La direction qui s'intéresse à ses salariés
La direction qui s'intéresse à ses salariés

En savoir +

Parmi les autres leviers auxquels sont sensibles les salariés, on notera enfin le retour de la fameuse exception française. Le principal levier d'attraction d'une entreprise est, aux yeux des Européens, l'équilibre qu'elle procure entre vie privée et vie professionnelle. Pour les Français, plus pragmatiques, le principal levier d'attraction est le salaire. Concernant le levier de rétention, les Européens s'avouent surtout attachés au degré d'enthousiasme des managers. Les Français, décidément très pragmatiques, préfèrent les opportunités de carrière.
  


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