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CARRIERE
29/09/2004
C'est le management qui crée le niveau d'engagement
A l'aube des départs en retraite de la génération du baby-boom, la question se pose quant à la relève. Et face à la reprise attendue du marché du travail, les entreprises risquent de devoir faire face à quelques difficultés de recrutement, mais aussi de fidélisation. Selon une enquête menée par Towers Perrin, auprès de 15 000 salariés travaillant dans les secteurs publics et privés, l'engagement des Européens dans leur travail reste plus que modéré.
Au total, seuls 15 % des salariés européens se disent fortement engagés, c'est-à-dire motivés par leur travail et prêts à en faire plus. Seule l'Allemagne sort légèrement du lot avec 23 % des salariés fortement engagés. La France se contente, elle, d'un score de 14 %, tout juste sous la moyenne européenne. L'engagement en demi-teinte des Européens dans leur travail risque d'être à l'origine du forte volatilité sur le marché de l'emploi. Parmi les salariés "moyennement engagés" (65 % des troupes), trois sur cinq envisagent de changer de travail. Et parmi les "salariés désengagés" (20 %), la proportion passe à quatre sur cinq. En conséquence, la reprise économique pourrait bien déclencher de forts mouvements inter-entreprises. Ce fort niveau de désengagement s'appuie, selon l'enquête, sur différents paramètres liés avant tout au management et à la direction de l'entreprise. Les critères d'engagement, ou de désengagement, les plus souvent avancés par les salariés européens sont, dans l'ordre, l'intérêt de la direction pour leur bien-être (jugée effective par seulement 29 % des salariés), la possibilité de développer les compétences et, enfin, l'exemplarité de la direction (qui n'est réelle que pour 34 % des répondants).
Parmi les autres leviers auxquels sont sensibles les salariés,
on notera enfin le retour de la fameuse exception française.
Le principal levier d'attraction d'une entreprise est, aux yeux
des Européens, l'équilibre qu'elle procure entre vie
privée et vie professionnelle. Pour les Français, plus pragmatiques,
le principal levier d'attraction est le salaire. Concernant le levier
de rétention, les Européens s'avouent surtout attachés
au degré d'enthousiasme des managers. Les Français,
décidément très pragmatiques, préfèrent
les opportunités de carrière.
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