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CARRIERE
24/11/2004
Le marché de l'emploi inspire de nouveau confiance
La quatrième édition de l'indice international de confiance professionnelle a été publiée par Right Management Consultants, cabinet de conseil en management et transition de carrière. L'enquête semestrielle a été menée auprès de dix-huit pays dans le monde. La tendance générale de cette nouvelle édition montre une reprise globale de la confiance professionnelle. Mais cette reprise est parfois prudente, voire instable, dans certains pays.
Pour élaborer cet indice, l'enquête aborde deux sujets distincts qui sont, d'une part, la confiance des salariés dans la sécurité de leur emploi et, d'autre part, la difficulté, après un licenciement, de retrouver un poste équivalent au même niveau de rémunération. L'indice de confiance professionnelle condense les réponses à ces deux problématiques. En novembre, en analysant ces deux facteurs, il en résulte une amélioration progressive de la confiance des salariés qui augmente de 2,5 points en un an, après une chute équivalente entre mars et novembre 2003. Mais en décortiquant davantage cet indice de confiance depuis mars 2003, des différences marquées émergent entre les continents étudiés. Graphiquement, la confiance européenne, toujours supérieure aux autres, se traduit par un large "sourire parabolique" pour atteindre un indice de 52,5 en novembre 2004. La zone Asie-Pacifique offre, quant à elle, une ligne ascendante et constante, et l'Amérique du Nord, une confiance en dents de scie.
L'indice de confiance professionnelle cache également quelques exceptions nationales. Hong Kong présente ainsi toujours le niveau de confiance le plus bas (41,5) parmi les dix-huit pays interrogés, malgré une hausse prudente de 2,7 points sur l'année écoulée. Le Canada montre pour sa part l'un des profils les plus instables. La confiance de ses salariés, après avoir progressé de 4,6 points entre novembre 2003 et mai 2004, affiche une chute de 6,8 sur les six derniers mois. Au final, la confiance des salariés canadiens chute de 2,2 points sur l'année écoulée. La France se situe, elle, dans le bas du peloton avec une évolution de +1,3 point depuis un an. Mais cette évolution est inférieure à la croissance de l'ensemble de l'échantillon (+2,5 points). Du coup, l'indice de confiance professionnelle de la France repasse en-dessous de la moyenne internationale (49,9 points contre 51,2).
On remarquera enfin que si les salariés de certains pays sont plutôt confiants dans le degré de sûreté de leur emploi actuel, leur perception quant à leur niveau de mobilité professionnelle (pourriez-vous retrouver un poste équivalent au même niveau de rémunération ?) révèle une certaine résignation. La grande majorité estime qu'il leur serait difficile de retrouver une situation similaire après un licenciement. A ce sujet, l'Allemagne présente le score le plus pessimiste de l'échantillon, 96,1 % des salariés estimant qu'un tel reclassement serait mission impossible.
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