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01/02/2006
Du tennis à la location d'îles privées Travail et optimisme sont les clefs pour réussir
Un ancien prof de tennis qui devient assureur puis se lance dans le tourisme de luxe, c'est le parcours de Dominique Carrillo, un homme avide de nouveaux challenges.
Prof de tennis, puis assureur et enfin entrepreneur dans le domaine du tourisme de luxe, le parcours de Dominique Carrillo est pour le moins atypique. Un itinéraire qui est le fruit d'opportunités mais aussi - et surtout - d'une soif de challenges et d'un travail acharné.
Pouvez-vous nous parler de vos débuts professionnels, très marqués par le sport ?
Dominique Carrillo. Je me suis en effet passionné pour le tennis. J'ai débuté ce sport dès l'âge de 12 ans et j'ai très vite su que je voulais enseigner dans ce domaine. Tout au long de ma scolarité, j'ai donc continué à jouer tout en travaillant comme éducateur aux côtés de mon professeur de tennis. J'ai passé en 1981 mon brevet d'état sportif et commencé à travailler dans un club à Nîmes. J'y suis resté salarié 3-4 ans avant de changer d'emploi pour devenir professeur libéral. Je travaillais pour un club qui me donnait beaucoup plus d'indépendance. J'avais notamment en charge la gestion budgétaire et les programmes pédagogiques. Puis, en 1992, j'ai décidé de découvrir de nouveaux horizons. J'ai donc postulé au Club Med pour donner des cours de tennis. Cela m'a permis de voyager... et de rencontrer ma femme. Comme nous voulions nous fixer et avoir des enfants, nous avons décidé de rentrer en France. Cela coïncidait de plus avec une certaine lassitude pour le métier de prof de tennis.
Cela a donc été l'occasion de votre premier "revirement" professionnel ?
Nous sommes rentrés en France en octobre 1994. J'ai commencé à chercher via mon réseau d'amis et de connaissances que je m'étais fait en travaillant dans les clubs de tennis. C'est de cette manière que j'ai appris que les Mutuelles du Mans (MMA) cherchaient un conseiller financier. Par chance, l'inspecteur qui m'a embauché avait lui-même travaillé au Club Med. Il savait donc que j'étais bon sur le plan commercial et dur au travail et m'a embauché.
Comment se sont passés les débuts ?
Les six premiers mois ont été très durs car il me fallait tout apprendre. Heureusement, j'ai reçu différents types de formation qui coïncidaient avec du travail sur le terrain. J'ai aussi beaucoup lu la presse financière et spécialisée pour bien m'immerger dans ce secteur. Cela s'est très bien passé et, après trois ans, après m'être impliqué dans ma mission et avoir réussi mes différents challenges, j'ai été nommé inspecteur réseau. J'étais le seul dans ma zone à accéder à ce poste en si peu de temps. Devenir inspecteur réseau signifiait que je devenais responsable de quinze commerciaux, que j'étais en charge de leur formation à la vente, de leur management, mais aussi de la gestion de l'agence (règlement des sinistres, recrutement, etc.).

Une bonne dose d'optimisme est importante pour avancer."
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Le management d'une équipe, cela a été une découverte pour vous ?
C'est ce que je pensais au début mais je me suis vite aperçu que manager des commerciaux n'était pas très éloigné de la gestion d'une équipe au Club Med. Après avoir été simple G.O., j'étais en effet devenu responsable, avec une quinzaine de G.O. à gérer. En prenant la direction de l'agence de Marseille, j'ai donc retrouvé les mêmes bases pour le management. Quant aux autres compétences nécessaires (gestion financière, etc.), j'ai reçu différentes formations pour me mettre à niveau. J'ai ainsi été inspecteur à la MMA de mai 1998 à juin 2003. C'est à ce moment que ma direction m'a proposé une mutation dans le Nord de la France. D'une part, je n'avais pas envie de quitter le Sud, et d'autre part, je ne ressentais plus le challenge des débuts. J'ai donc décidé de démissionner pour changer à nouveau de métier.
Après prof de tennis puis assureur, quel est votre emploi aujourd'hui ?
Avec ma soeur, nous rêvions depuis longtemps de monter une entreprise ensemble. Elle vit aux Etats-Unis et a elle aussi un parcours professionnel atypique. Nous avons décidé de monter une activité dans le tourisme, elle installée là-bas, et mois ici. Il s'agit d'une agence de locations de luxe, que ce soit des villas, des îles privées ou des bateaux. Je couvre l'Europe et elle les Amériques. Avant de lancer, nous avons fait une étude de marché et j'ai fait des stages à la Chambre de Commerce et d'Industrie. Cette nouvelle casquette d'entrepreneur m'a obligé à investir mes propres fonds dans l'entreprise et à découvrir de nouveaux aspects professionnels. J'ai par exemple dû me mettre aux techniques de marketing, notamment sur Internet puisque c'est par ce média que nous avons décidé de nous lancer, via notre site Revevacances.com. Si notre projet a débuté en 2003, il n'est réellement opérationnel qu'aujourd'hui.
Que retenez-vous de votre parcours ?
Beaucoup de nuits blanches ! Mais c'est tellement enrichissant que cela en vaut le coup. Il faut aussi accepter d'avoir un niveau de vie fluctuant et aimer les challenges. Personnellement, je ne peux pas concevoir de ne pas avoir de perspectives d'évolution. C'est à chaque fois ce qui m'a fait quitter un emploi pour un autre.
Que changeriez-vous si vous deviez refaire votre parcours ?
Rien. En tout cas, je sais que je resterais dans une activité commerciale. Mais je ne regrette rien car j'ai toujours appris de mes différentes expériences et je n'ai aucun regret car je me donne toujours à fond. C'est souvent le cas chez les autodidactes. N'étant pas bardés de diplômes, nous ne sommes pas très sûrs de nous. En conséquence, nous nous remettons en question souvent, et c'est ainsi que l'on fait moins d'erreur que l'on apprend.
Quels conseils pourriez-vous donner à ceux qui souhaiteraient faire comme vous ?
J'en aurais deux. Le premier est de travailler, travailler et encore travailler. On n'a jamais vu réussir quelqu'un sans que derrière il y ait beaucoup de travail. Mon second conseil est de toujours avoir une bonne dose d'optimisme. C'est ce qui fait avancer dans la vie.
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Parcours
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Depuis mars 2003 : Associé majoritaire de l'agence Angelmas International, directeur Europe
1998 - 2003 : Inspecteur Agence aux Mutuelles du Mans
1995 - 1998 : Conseiller Financier aux Mutuelles du Mans.
1992- 1994 : Professeur de tennis au Club Med Pompadour (France), Hélios Corfou (Grèce), Cap Skirring (Sénégal)
1985 - 1991 : Professeur de Tennis libéral (Nîmes)
1981- 1985 : Professeur de tennis aux Hauts de Nîmes Georges Deniau.
Formation : Brevet d'Etat de tennis (1981)
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