Journal du Net > Management >  La croissance s'annonce moins forte en 2007
ECONOMIE
 
11/10/2006

La croissance s'annonce moins forte en 2007

L'Insee vient de relever de 0,3 point son estimation et annonce désormais une croissance de 2,3 % pour 2006. Mais les prévisions des instituts de conjoncture laissent présager une croissance moins forte pour 2007.
  Envoyer Imprimer  

Site
  Minefi

Les prévisions de croissance du PIB français sont légèrement supérieures à celles de la zone Euro. Ainsi, pour 2006 et 2007, le ministère de l'Economie et des Finances annonce une fourchette allant de 2 % à 2,5 % dans l'Hexagone contre seulement 1,9 % en 2006 et 1,8 % en 2007 pour la zone Euro, France exclue.

Selon un document intitulé "Consensus Forecasts" regroupant les prévisions de 19 instituts de conjoncture, les prévisions pour 2006 sont aujourd'hui relativement homogènes, oscillant autour de 2,3 % en raison du dynamisme inattendu du deuxième trimestre 2006. L'Insee confirme également ces bons chiffres en relevant sa prévision de 0,3 point à 2,3 %.

Toutefois, les économistes ne sont pas tous d'accord avec Bercy sur le niveau de la croissance pour 2007. Alors que le gouvernement reste sur la même tendance, les chiffres délivrés par les économistes sont plus dispersés avec un écart de 0,7 point entre l'estimation plafond et plancher, de 1,8 % de croissance à 2,5 % et une valeur moyenne à 2 %.

Prévisions de croissance 2006-2007 du ministère de l'Economie et des Finances
(Source : Minefi, Perspectives économiques, mars 2006)
Agrégats
2006
2007
PIB Etats-Unis
3,5 %
2,6 %
PIB Zone euro
2,5 %
2,0 %
PIB Allemagne
2,3 %
1,3 %
PIB France
2 % - 2,5 %
2 % - 2,5 %
Dépenses de consommation des ménages
2,8 %
2,8 %
  Investissement des entreprises
3,6 %
3,6 %


Consommation des ménages et investissement des entreprises
Les disparités d'estimation reflètent les incertitudes pesant sur le maintien de la consommation des ménages français ainsi que sur l'ampleur de l'investissement des entreprises.

Les économistes craignent un ralentissement de la consommation des ménages entre 2006 et 2007 (de + 2,6 % à + 2,2 % en moyenne). Un phénomène que l'on retrouve du côté de l'investissement des entreprises, avec une croissance qui passerait de 3,7 % en moyenne à 3,6 %. La décrue est plus légère mais les chiffres également plus ouverts à discussion. Les analystes sont en effet en désaccord sur le sujet avec des hypothèses de croissance comprises entre 2,2 % et 4,9 %. Car si la reprise de l'investissement au deuxième trimestre 2006 autorise un certain optimisme, l'incertitude liée la remontée des taux d'intérêt de la Banque Centrale Européenne laisse la voie ouverte à différents scénarios.


Faiblesse de la croissance américaine et allemande
Autre source d'incertitude : les croissances allemandes et américaines. D'un côté, l'Allemagne s'attend à une certaine atonie de son PIB (1,2 % de croissance pour 2007), desservi par la hausse de TVA prévue pour le début d'année 2007 qui devrait pénaliser la consommation allemande.
Quant aux Etats-Unis, la situation est meilleure mais on anticipe un ralentissement de croissance avec un taux estimé à 3,5 % en 2006 et 2,9 % en 2007.

Un avenir en demi-teinte donc, à la fois pour le principal partenaire économique de la France et pour le grand moteur de la croissance mondiale. Une situation économique qui, conjuguée à la tendance haussière de la parité euro-dollar, laisse à la consommation intérieure le soin de soutenir la croissance française.


JDN Management Envoyer Imprimer Haut de page
Voir un exemple

Voir un exemple

Voir un exemple

Toutes nos newsletters

 

© Benchmark Group, 69-71 avenue Pierre Grenier 92517 BOULOGNE BILLANCOURT Cedex

SERVICES