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ENTREPRISE
19/12/2006
Patrick Dubert (Alstom)
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Nos activités très technologiques dans le transport et l'énergie offrent de beaux métiers d'ingénieurs. Bien sûr, les fonctions support telles que la finance, le juridique, les RH, la communication... sont présentes ainsi que quelques métiers originaux comme par exemple le design.
"Nous avons sélectionné 250 universités et écoles dans le monde avec lesquelles nous essayons de bâtir des programmes durables" |
Nous avons traversé une période de crise très forte pendant laquelle nous avons cessé de recruter. Nous sommes repartis dans une phase de développement rapide donc je pense que nous aurons de bons arguments, notamment des possibilités de développement pour garder ceux qui nous choisissent.
Avez-vous une politique de partenariats avec des universités et de grandes écoles ?
Nous l'avons relancé en 2006 et nous avons sélectionné environ 250 universités et écoles dans le monde avec lesquelles nous essayons de bâtir des programmes durables.
Comment dénichez-vous de jeunes talents dans les pays émergeants ?
C'est le rôle des équipes locales car nous sommes un groupe décentralisé. Par exemple, lors les six derniers mois, nous avons recruté 400 ingénieurs et cadres en France et 200 en Inde.
Quels dispositifs avez-vous mis en place pour détecter les collaborateurs à haut potentiel ? Et comment accompagnez-vous leur évolution ?
Notre politique, c'est de s'intéresser à tous nos collaborateurs managers et ingénieurs et faire en sorte qu'ils soient connus. Nous avons une démarche de "people review" qui vise cet objectif. Les hauts potentiels ne sont pas étiquetés et ils bénéficient du même processus.
Quelle est votre politique à l'égard des seniors dont le taux d'activité en France est si faible ?
Toujours au cours des six derniers, 6 % des ingénieurs et cadres recrutés avaient plus de 50 ans, sans compter les américains qui ne donnent pas leur âge. J'ai rejoint Alstom à 56 ans donc je crois que nous sommes ouverts au talent des seniors...
"Le CV anonyme ne me semble pas être la seule voie pour viser la diversité" |
Comment qualifieriez-vous l'attitude des syndicats, notamment lors des restructurations ? Plutôt obstacles ou partenaires constructifs ?
Dans notre cas la survie du groupe était en question. Les syndicats ont joué leur rôle de contre-pouvoir mais nous sommes parvenus, quasiment partout, à des accords qui ont permis de traiter les problèmes difficiles que nous avions et ont finalement contribué à jeter les bases de notre redémarrage qui est une réalité aujourd'hui. Nous n'avons pas lésiné sur le temps, l'énergie et les moyens pour parvenir à ce résultat.
Quelles sont les différences d'approche entre syndicats allemands ou britanniques, par rapport aux syndicats français ?
En Allemagne, l'accord est la seule voie possible. Au Royaume-Uni, la recherche de solutions favorables pour ceux qui partent, y compris au plan financier, est la préoccupation centrale. En France, le débat est souvent, au moins au début, plus formel, compte tenu de nos règles législatives. Mais dans notre cas, le bon sens a trouvé sa place.
"Il y a un peu de la vente dans le métier de DRH" |
Sa variété, la complexité de certains sujets et les enjeux associés mais surtout l'importance des interactions avec d'autres personnes et la nécessité de convaincre de faire bouger, d'obtenir des autres. Il y a un peu de la vente dans ce métier.
Que diriez-vous à un candidat pour l'attirer chez Alstom ?
Je crois vraiment que l'on y vit une aventure d'équipe donc solitaires s'abstenir.
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Parcours
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Patrick Dubert a débuté sa carrière en gestion du personnel de site industriel en 1972. Il a été nommé responsable des ressources humaines pour les activités de vente et de distribution de Danone France en 1981, avant de rejoindre Amora, qui fait partie du groupe Danone, en tant que directeur des ressources humaines et des affaires sociales. Il prend en charge le développement des cadres dirigeants de Danone en 1987, dont il sera ensuite le directeur des ressources humaines, Europe en 1996. En 1998, il devient directeur des ressources humaines d'Imerys jusqu à sa nomination, le 1er juin 2003, en tant que directeur des ressources humaines d Alstom. |
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