Pour l'augmentation aussi : se montrer crédible
De même qu'on ne règle pas un problème de couple avec un
cadeau, on n'achète pas sa tranquillité avec un bonus. "L'argent
est très vite oublié et la question se reposera très vite",
garantit Fabrice Coudray.
En revanche, offrir une augmentation, prime ou avantage en nature peut être
approprié s'il est clair que la rémunération fait partie
des motifs importants de départ du collaborateur.
| "La promesse d'une augmentation pour six mois
après est un peu vicieuse, car il y a toutes les chances que la situation
change" |
Dans ce cas, pour être crédible, parler concret. Le concurrent
propose un variable de 20 % à votre commercial ? Ne pas se contenter
de lui proposer 25 %. Lui répondre : "Effectivement, je
suis d'accord, à ta place je ferais la même chose. C'est pour ça
qu'on va mettre en place un nouveau système pour tout le service, à
25 %."
Et là encore, la question du décalage dans le temps est loin
d'être anodine. "La promesse d'une augmentation, d'une prime ou d'un
avantage en nature pour six mois après est un peu vicieuse, car il y a
toutes les chances que la situation change. La démarche n'est pas forcément
malhonnête, mais elle ne répondra pas à l'attente du démissionnaire."
Autre cas, très particulier : proposer une prime à un comptable
qui veut démissionner en janvier, juste avant la clôture des comptes,
est une façon de faire qui, sans tromper personne, peut se révéler
parfaitement adéquate.
Et si ce n'est pas la rémunération...
"Pour autant, ce n'est pas l'argent qui règlera un mal-être
ou une lassitude du collaborateur vis-à-vis de l'entreprise. En la matière,
pourquoi ne pas reconnaître ses torts ?" préconise Fabrice
Courdray. Mais une fois de plus, pour être crédible, se montrer concret
est un impératif. Une possibilité : "Nous avons entamé
une réflexion et voilà ce que nous allons faire. Donc ne nous quittez
pas maintenant
" Lire
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