Se méfier de ses croyances
Si la PNL est souvent utilisée pour améliorer ses relations avec
les autres, elle propose également des outils pour mieux se comprendre
soi-même.
| "Il faut accepter de se mettre en position de risque" |
Chacun se construit sa vision du monde et cette représentation n'est pas la
même que celle de son voisin, ce qui implique souvent des difficultés relationnelles.
C'est donc à cette image qu'il faut s'attaquer pour mettre en œuvre le
changement. "Certaines croyances peuvent être pénalisantes,
comme 'je ne pourrai jamais prendre ma vie en main' ou 'je suis incapable de prendre
la parole en public'... Changer ces croyances va permettre de changer la façon
dont je vais agir." Il s'agit de faire quelque chose que l'on n'a pas l'habitude
de faire, en commençant par de petits pas, l'important est d'oser se lancer.
On peut débuter par une nouvelle activité sportive, pour se mettre
en confiance (tester le roller alors qu'on est certain de ne pas avoir le sens
de l'équilibre), puis tenter des "épreuves" plus délicates
telles que poser une question en réunion pour la première fois ou
prendre un charge un projet, accepter de manager une équipe...
Créer un cercle vertueux
"Pour cela, il faut accepter de se mettre en position de risque. C'est
difficile au début mais le cumul d'expériences positives va amener
le cerveau à mettre en place un schéma comportemental positif."
Cette routine rend les avancées suivantes bien plus faciles à réaliser.
Attention toutefois à ne pas sous-estimer le poids de ces schémas.
"Une fois qu'ils sont mis en place, il est très difficile de les changer.
Or, si le schéma n'est plus opérant, il peut devenir un handicap."
Un nouvel environnement, des méthodes de travail qui ont changé,
un patron différent... sont autant de modifications qui peuvent venir perturber
l'impact d'une routine auparavant efficace. "Lorsque les schémas ne
sont plus adaptés, il faut savoir en changer", confirme Eva Marechal.