Les ratios restent les instruments d'analyse favoris des financiers. Parfois incompréhensibles,
souvent compliqués, ils peuvent, utilisés à petite dose,
faire parler les comptes.
La rentabilité
"Si l'entreprise est rentable, tout va bien", plaisante Jean-François
Regnard. Il conseille donc deux ratios de rentabilité. D'abord le calcul
du cash flow d'exploitation (résultat d'exploitation plus les dotations
aux amortissements) rapporté aux immobilisations plus besoin en fonds de
roulement. Ce qui revient à définir l'argent généré
pour un euro investi dans l'exploitation. "Si le ratio est inférieur
à 5 %, ce n'est pas bon", précise Jean-François Regnard.
Dans le même esprit, on peut utiliser un deuxième ratio qui consiste
à diviser le résultat d'exploitation par le chiffre d'affaires pour
mesurer la productivité. Plus le quotient est faible, moins l'entreprise
est performante car elle peine à transformer son activité en bénéfice.
L'endettement
Autre mesure phare, l'endettement s'estime facilement en rapportant les dettes
financières aux fonds propres. On tolère généralement
de voir grimper le taux d'endettement, ou gearing, jusqu'à 1, mais
il tourne souvent autour de 0,5. En cas de gearing élevé, il faut
vérifier que les immobilisations permettent de garantir les dettes. Les
Galeries Lafayette peuvent ainsi se permettre d'avoir un taux d'endettement élevé
grâce à leurs immeubles idéalement situés sur le boulevard
Haussmann.